Tchad : trois compagnies aériennes égyptiennes autorisées à desservir N’Djamena
Lors de la 4ᵉ Commission mixte de coopération, organisée récemment, les autorités tchadiennes et égyptiennes ont acté un accord historique en signant un mémorandum d’entente autorisant trois transporteurs aériens égyptiens à opérer depuis la capitale, N’Djamena. Ce texte prévoit l’arrivée de deux compagnies spécialisées dans le transport de voyageurs, dont les noms n’ont pas été dévoilés, ainsi qu’un opérateur dédié au fret. L’objectif affiché ? Dynamiser les échanges aériens, faciliter les déplacements des citoyens et renforcer les liens économiques entre les deux nations.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte de recomposition du secteur aérien tchadien, marqué par le départ d’Air France en 2025. En facilitant l’accès à des vols à des tarifs plus compétitifs et en améliorant les correspondances au Caire, cet accord pourrait ouvrir la porte à EgyptAir, la compagnie nationale égyptienne, pour étendre son influence sur le sol tchadien. Un atout majeur pour les étudiants tchadiens résidant en Égypte, qui bénéficieraient ainsi d’une liaison plus accessible.
Un marché aérien en pleine mutation
L’arrivée de ces nouveaux acteurs va permettre à N’Djamena de diversifier ses alliances logistiques et de préserver sa connectivité internationale. Parallèlement, l’ouverture d’une ligne de fret pourrait structurer les échanges commerciaux bilatéraux, encore modestes selon les dernières analyses économiques. Bien que l’Égypte ne figure pas parmi les principaux partenaires du Tchad, cette coopération pourrait s’avérer stratégique dans le cadre des ambitions tchadiennes de réduire sa dépendance aux hydrocarbures en misant sur le secteur minier.
Un ancrage renforcé en Afrique centrale
Cette signature marque également une étape clé pour les transporteurs nord-africains en zone Cemac. Avec l’intégration prochaine d’EgyptAir à N’Djamena, le réseau aérien en Afrique centrale se densifie, notamment grâce à la présence déjà établie de la compagnie égyptienne au Cameroun. Une évolution qui pourrait, à terme, renforcer les flux économiques sous-régionaux.