Bénin : Patrice Talon préside le nouveau Sénat après une réforme constitutionnelle

Une institution novatrice pour encadrer la vie politique du Bénin

La récente révision constitutionnelle, adoptée en novembre 2025, a donné naissance à une nouvelle institution sénatoriale au Bénin. Son objectif affiché ? Favoriser la régulation du paysage politique et renforcer la stabilité institutionnelle du pays.

Une composition originale et des membres influents

Composé de 25 parlementaires, ce Sénat se distingue par une particularité : ses membres ne sont pas élus au suffrage universel. Ils intègrent l’assemblée soit en tant que membres de droit, notamment les anciens présidents, soit sur désignation directe du chef de l’État.

Patrice Talon, figure centrale du nouveau Sénat

L’ancien président Patrice Talon, 68 ans, a été élu à l’unanimité pour présider cette institution. Arrivé au pouvoir en 2016, il a exercé deux mandats consécutifs, conformément à la limite constitutionnelle fixée à deux quinquennats. Lors de son discours inaugural à Porto-Novo, il a réaffirmé son engagement :

« Je m’engage pleinement à œuvrer pour le bon fonctionnement de ce Sénat, qui sera pour nous une véritable famille », a-t-il déclaré. Mon action visera à consolider l’unité nationale, la stabilité politique, la paix et la démocratie dans notre pays. »

Des élections sénatoriales marquées par une domination sans appel

Patrice Talon a obtenu 24 voix en sa faveur, tandis qu’un bulletin blanc a été enregistré. Cette élection reflète une adhésion quasi unanime des membres du Sénat à sa candidature.

Des figures historiques parmi les sénateurs

Le Sénat béninois compte également d’anciens chefs d’État, comme Thomas Boni Yayi (2006-2016) et Nicéphore Soglo (1991-1996), ainsi que Paul Hounkpè, candidat malheureux à la dernière présidentielle et unique opposant face au successeur désigné de Talon.

Une transition politique sous le signe de la continuité

Romuald Wadagni, ancien ministre de l’Économie et proche collaborateur de Patrice Talon, a remporté l’élection présidentielle d’avril 2026. Ce résultat consacre une transition politique maîtrisée, dans la lignée des orientations portées par l’ex-chef de l’État.