Rupture Faye Sonko : un écran de fumée politique ou une réalité à décrypter

Leur alliance avait pour but d’éviter l’exclusion du Président du Conseil supérieur de la magistrature, malgré la promesse de réforme initialement formulée.
Leur collaboration visait également à ignorer les appels à postuler aux postes de direction, pourtant expressément mentionnés dans leur programme commun.
Ils avaient annoncé vouloir abroger la loi d’amnistie, mais l’ont finalement maintenue en l’état sans aucune modification.
Les fonds politiques ont été répartis entre eux sans aucune opposition, alors que l’encadrement de ces financements aurait pu être acté en quelques mois seulement avec une majorité parlementaire, acquise peu après leur prise de fonction.
Ceux qui ont reporté toute réforme pendant leur partenariat font aujourd’hui preuve d’un empressement démesuré pour des changements qu’ils auraient pu initier bien plus tôt.
L’Assemblée nationale, pilier de la République, mérite mieux que des querelles stériles, des postures calculées et une rupture médiatisée qui ne saurait masquer les responsabilités communes.
Thierno Bocoum
Président d’AGIR-LES LEADERS