Retrait des troupes rwandaises en RDC : She Okitundu et le PSDV soutiennent Rubio mais critiquent Prévot
Retrait des troupes rwandaises en RDC : She Okitundu et le PSDV soutiennent Rubio mais critiquent Prévot
L’ancien vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, ainsi que son parti, le Parti social-démocrate vert (PSDV), ont réagi aux déclarations récentes concernant la présence des troupes rwandaises en République Démocratique du Congo (RDC). Ces prises de position, émanant du secrétaire d’État américain Marco Rubio et du ministre belge des Affaires étrangères Maxime Prévot, ont suscité des réactions contrastées à Kinshasa.
Une avancée diplomatique selon She Okitundu et le PSDV
Dans une déclaration publiée le 8 juin 2026, Léonard She Okitundu et les responsables du PSDV saluent l’intérêt croissant de la communauté internationale pour la crise sécuritaire dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Pour eux, ces interventions reflètent une prise de conscience des enjeux humanitaires et sécuritaires qui touchent les populations congolaises, notamment en raison des violences armées et des déplacements massifs de civils.
Le leader du PSDV et son parti estiment que cette mobilisation diplomatique pourrait accélérer les efforts en vue de rétablir la paix dans une région en proie à l’instabilité depuis plusieurs années. Ils y voient un signal fort de l’engagement des partenaires internationaux en faveur du respect de la souveraineté congolaise et de la stabilité régionale.
Marco Rubio salué pour son exigence de retrait immédiat
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a particulièrement retenu l’attention de She Okitundu et du PSDV. En fixant une échéance pour le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais, Rubio a envoyé un message clair : celui du respect des obligations internationales et de la souveraineté de la RDC. Cette position est perçue comme un soutien concret à la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui exige un retrait sans condition des forces rwandaises.
Maxime Prévot critiqué pour sa position sur les FDLR
En revanche, la prise de position du ministre belge Maxime Prévot a suscité la désapprobation du PSDV. Ce dernier a évoqué la nécessité d’une approche simultanée, liant le retrait des troupes rwandaises à la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Pour She Okitundu et son parti, cette condition risque d’être utilisée comme un prétexte pour retarder l’exécution des obligations imposées au Rwanda.
Ils rappellent que la résolution 2773 ne prévoit aucune condition préalable au retrait des troupes rwandaises. À leurs yeux, cette résolution reste le cadre juridique incontournable pour une désescalade durable des tensions dans l’est de la RDC.
Appel à une pression diplomatique renforcée
Face à l’insécurité persistante dans plusieurs zones de l’est de la RDC, She Okitundu et le PSDV appellent les acteurs nationaux et internationaux à maintenir une pression diplomatique constante. Leur objectif : garantir le respect des engagements internationaux et favoriser le retour de la paix dans la région.
Ils réaffirment également leur attachement à la défense de l’intégrité territoriale de la RDC et plaident pour une solution basée sur le droit international, la coopération régionale et le respect des résolutions des Nations unies. Pour eux, la stabilité de la région passe nécessairement par le respect de ces principes fondamentaux.