Rdc : josé mpanda accélère le projet de satellite souverain avec les chinois
La RDC se dote d’un satellite souverain : le pari audacieux de José Mpanda
Dans la quête d’une souveraineté technologique pour la République démocratique du Congo, le ministre des Postes, télécommunications et nouvelles technologies de l’information, José Mpanda Kabangu, affiche une détermination sans faille. Son objectif ? Faire de la RDC le premier pays d’Afrique centrale à posséder son propre satellite. Une ambition qui s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation des infrastructures numériques et de réduction de la fracture digitale.
Une collaboration sino-congolaise en marche
Vendredi 5 juin, le ministre José Mpanda a reçu à Kinshasa une délégation chinoise composée de représentants de China Unicom et Genew Technologies. Cette rencontre, fruit des discussions initiées lors de sa mission en Chine en avril, marque une étape clé dans la concrétisation du projet. Les échanges, centrés sur la construction du satellite et le déploiement de la fibre optique, réunissaient également des experts congolais de haut niveau.
Parmi les participants figuraient des représentants du Secrétariat général des postes, télécommunications et nouvelles technologies de l’information, de l’Autorité de régulation de la poste et télécommunications du Congo (ARPTC), de la Société congolaise de la fibre (SOCOF), du Réseau national de télécommunications par satellite (RENATELSAT), ainsi que du Centre national de télédétection (CNT). Les conseillers principaux du Président de la République et du Premier ministre en charge des postes et télécommunications étaient également de la partie.
Trois axes majeurs pour un projet structurant
Les travaux engagés depuis le 8 juin visent à concrétiser trois objectifs prioritaires :
1. Validation technique et financière
L’enjeu est double : finaliser l’architecture technique du satellite et de la fibre optique, tout en établissant un plan de financement réaliste. Les ministères du Plan et des Finances sont étroitement associés à ces réflexions pour garantir la viabilité du projet.
2. Cohésion institutionnelle
Les partenaires chinois doivent présenter officiellement leurs propositions aux différentes entités congolaises impliquées (RENATELSAT, SOCOF, CNT, ARPTC, etc.) afin d’assurer une coordination optimale entre tous les acteurs.
3. Préparation de la due diligence
Cette phase consiste à définir précisément le périmètre de la mission d’audit en Chine, à identifier les sites à visiter et les interlocuteurs congolais concernés, ainsi qu’à établir un calendrier détaillé des prochaines étapes.
Quatre résultats attendus
À l’issue de ces discussions, le ministre José Mpanda espère obtenir :
- Des solutions techniques approuvées par toutes les parties ;
- Un modèle de financement arrêté en collaboration avec les ministères compétents ;
- Une alignement parfait entre tous les acteurs institutionnels ;
- Un calendrier précis pour la due diligence en Chine.
Un projet porté par l’ensemble des institutions congolaises
Outre le ministère des Postes et télécommunications, ce projet mobilise plusieurs autres acteurs clés :
- La Présidence de la République et la Primature ;
- Les ministères du Plan, des Finances, des Infrastructures et des Mines ;
- Le Conseil national de cyberdéfense (CNC) ;
- Les entités techniques comme le Secrétariat général des PTNTIC, l’ARPTC, la SOCOF, le RENATELSAT et le CNT.
José Mpanda rappelle que cette initiative s’inscrit dans une logique de persévérance, comme le souligne un proverbe luba : « Musuminyina katu wabula » (« celui qui persévère finit toujours par obtenir ce qu’il veut »). Une maxime qui résume parfaitement la feuille de route du ministre pour doter la RDC d’un outil stratégique au service de son développement.
Avec cette avancée majeure, la RDC franchit une étape décisive vers l’autonomie technologique, un levier essentiel pour son indépendance économique et son rayonnement continental.
