Un nouvel élan pour le capital humain au Burkina Faso grâce à la Banque mondiale

Le Gouvernement du Burkina Faso et l’institution financière internationale, la Banque mondiale, ont officialisé un accord de crédit pour un montant de 100,4 millions de dollars. Cet apport financier complémentaire vise à soutenir le Projet de protection du capital humain, en assurant la continuité des prestations sociales essentielles à travers le pays.

Ces fonds sont stratégiquement alloués pour consolider plusieurs piliers du développement humain. Ils permettront de pérenniser la prise en charge médicale gratuite pour les femmes et les enfants, d’intensifier les campagnes de vaccination courantes, de garantir l’organisation des examens nationaux cruciaux, et de renforcer la formation des éducateurs. Ces mesures sont vitales pour préserver le potentiel humain et offrir une protection accrue aux citoyens les plus fragilisés.

Depuis son approbation initiale en septembre 2024, ce projet ambitieux a déjà enregistré des avancées notables. Dans le secteur de la santé, il a facilité plus de 16 millions de consultations médicales gratuites pour les mères et les enfants de moins de cinq ans, et a permis la vaccination de 1,13 million de jeunes enfants. De plus, le taux de remboursement des dépenses liées à la gratuité des soins a progressé, passant de 75 % en 2023 à 82 % à la fin de l’année 2024.

Concernant le domaine éducatif, le projet a contribué à la mise en œuvre de neuf sessions d’examens nationaux, avec une participation remarquable de 98 %. Il a également permis la certification de 99,8 % des enseignants et la distribution de 69 000 kits pédagogiques, essentiels à l’apprentissage.

« L’apport du potentiel humain dans le progrès d’une nation est indiscutable. Ce nouvel appui financier va indubitablement renforcer les initiatives gouvernementales visant à sauvegarder et valoriser ce capital, pilier fondamental de la croissance économique et du développement social du Burkina Faso », a souligné Hamoud Abdel Wedoud Kamil, représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso.

Le Projet de protection du capital humain, financé par l’Association internationale de développement (IDA), s’intègre parfaitement dans la stratégie régionale de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, focalisée sur le renforcement des institutions clés pour la livraison des services (période 2021–2025). Il est également en harmonie avec le Cadre de partenariat-pays spécifique au Burkina Faso.

« Cet investissement complémentaire est décisif pour consolider les progrès réalisés dans les secteurs de l’éducation et de la santé, qui ont été profondément impactés par le contexte sécuritaire difficile. Il permettra aux populations, y compris les personnes déplacées internes, de continuer à bénéficier d’un accès amélioré aux services sociaux fondamentaux », ont affirmé Ousmane Deme, spécialiste principal du secteur public, et Daniel Pajank, économiste senior, tous deux responsables du projet à la Banque mondiale.