Libération massive d’otages au Nigeria après leur enlèvement par boko haram

Libération massive d’otages au Nigeria après leur enlèvement par Boko Haram

Boko Haram, la guerre oubliée Capture d’écran d’une vidéo de Boko Haram datant du 31 octobre 2014. Abubakar Shekau, le chef de la secte, se trouve au milieu de la photo. © AP

Le groupe armé Boko Haram a libéré plus de 400 personnes, principalement des femmes et des enfants, enlevés il y a quelques mois dans un village de l’État de Borno, dans le nord-est du Nigeria. Cette annonce a été confirmée par un sénateur local ainsi que par un responsable d’une organisation de jeunesse de la région.

Une libération confirmée par les autorités locales

Selon Samaila Kaigama, président de la Borno South Youth Alliance (Bosya), 416 femmes et enfants kidnappés dans le village de Ngoshe ont été relâchés la veille. Le sénateur Mohammed Ali Ndume a également confirmé cette libération, tout en précisant ne pas connaître les détails des négociations ayant conduit à leur libération.

L’organisation Bosya, qui a servi d’intermédiaire entre les ravisseurs et les familles des otages, n’a pas révélé si un paiement ou une intervention des forces de sécurité avait eu lieu. Aucune précision supplémentaire n’a été apportée sur les conditions de cette libération.

Ngoshe, un village régulièrement ciblé par les attaques

Situé à moins de 10 kilomètres de la frontière camerounaise, le village de Ngoshe se trouve dans les collines de Gwoza, une zone connue pour être un bastion historique de Boko Haram. Cette région est fréquemment la cible d’attaques depuis le début de l’insurrection en 2009, d’abord menée par Boko Haram, puis par sa branche rivale en Afrique de l’Ouest, l’Iswap.

Ce conflit a déjà causé la mort de dizaines de milliers de personnes et provoqué le déplacement de millions d’habitants dans le nord-est du Nigeria. Les collines de Gwoza, en raison de leur position stratégique, restent un théâtre majeur des affrontements entre les groupes armés et les forces de sécurité nigérianes.