
Moins de deux heures avant le coup d’envoi de Manchester City-Aston Villa, Pep Guardiola affichait un visage impassible. Aucune réaction visible lorsque les applaudissements ont salué son entrée sur la pelouse, ni même quand Unai Emery lui a remis un trophée en hommage à son parcours en Premier League.
Pourtant, c’est à la 59e minute que l’émotion a submergé l’entraîneur catalan. Bernardo Silva, joueur le plus capé sous ses ordres (460 matchs), quittait le terrain sous une haie d’honneur. Le technicien, réputé pour son contrôle absolu, n’a pu retenir ses larmes face à cet adieu.
Un hommage aux légendes mancuniennes
À la 78e minute, John Stones a lui aussi été remplacé sous les vivats du public. Guardiola, visiblement ému, n’a pas semblé en vouloir au défenseur pour les buts encaissés par City (47e, 61e), signés Ollie Watkins. Le match, sans enjeu sportif majeur, servait surtout de décor à ces hommages collectifs.
Les 60 332 spectateurs présents à l’Etihad Stadium garderont surtout en mémoire les cérémonies organisées après le match. Bernardo Silva et John Stones ont été mis à l’honneur, tout comme Ederson et Ilkay Gündogan, partis la saison précédente.
Un discours d’adieu sous le signe de la gratitude
Peu avant de quitter définitivement le banc mancunien, Pep Guardiola a pris la parole depuis le centre du terrain. Avec un sourire empreint de nostalgie, il a rappelé aux joueurs leur responsabilité : « Ils savent qu’ils ont une grande responsabilité, celle de maintenir nos standards. »
Sa voix tremblante d’émotion, il a ensuite remercié les supporters : « Je n’aurais jamais pu imaginer une telle quantité d’amour. Ça a été un honneur incroyable, immense, d’être votre entraîneur. » L’image du stratège exigeant, qui a marqué Manchester City pendant dix ans, semblait alors s’effacer pour laisser place à celle d’un homme profondément reconnaissant.