Le Gabon et la bad scellent un accord stratégique pour l’eau, l’électricité et l’agriculture

Le Gabon et la BAD unissent leurs forces pour des projets transformateurs

Libreville, 15 août 2026 – Le Gabon et la Banque africaine de développement (BAD) franchissent une étape décisive dans leur collaboration. Lors d’un entretien à Libreville avec le président Brice Clotaire Oligui Nguema, Sidi Ould Tah, président de la BAD, a réaffirmé l’engagement de l’institution à soutenir des projets concrets, alignés sur les priorités nationales.

Cette réunion marque un tournant dans la relation entre les deux parties. Plus qu’un simple bilan des financements existants, l’échange a porté sur la nécessité de transformer les ressources disponibles en actions tangibles pour les citoyens gabonais. Deux domaines se distinguent particulièrement : l’accès à l’eau et à l’électricité, ainsi que la modernisation du secteur agricole.

L’eau et l’électricité au cœur des priorités nationales

L’amélioration des services publics d’eau et d’électricité représente un défi majeur pour le Gabon. Ces infrastructures sont essentielles pour répondre aux besoins croissants des populations et renforcer la compétitivité économique du pays. Le président Oligui Nguema a souligné l’urgence de ces enjeux, tandis que la BAD a confirmé son soutien financier à des projets structurants.

Parmi les initiatives envisagées, la mobilisation des ressources du fleuve Komo figure en bonne place. L’objectif ? Développer des solutions durables pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable et en énergie. Cette démarche implique une coordination renforcée entre les acteurs techniques, les bailleurs de fonds et les opérateurs locaux, afin de garantir la pérennité des infrastructures.

L’enjeu ne se limite pas à la construction d’ouvrages. Il s’agit de créer un système résilient, capable d’assurer une distribution continue et accessible à tous, tout en améliorant la qualité du service rendu.

Vers une autosuffisance alimentaire grâce à l’agriculture

L’agriculture constitue le second pilier de ce partenariat. Le Gabon, encore dépendant des importations pour une partie de son alimentation, doit renforcer ses capacités de production locale. Le chef de l’État a insisté sur la nécessité de stimuler les filières agricoles pour réduire cette vulnérabilité et créer de la valeur ajoutée sur le territoire national.

Les discussions avec la BAD ont mis en lumière plusieurs axes stratégiques : soutien aux producteurs, développement des infrastructures agricoles, et création de chaînes de valeur intégrées. L’ambition est claire : transformer l’agriculture en un levier de croissance économique, d’emploi et de sécurité alimentaire. Pour y parvenir, les financements doivent s’accompagner d’un environnement propice à l’investissement privé et à l’innovation.

Un partenariat recentré sur l’impact concret

Cette rencontre a confirmé une volonté commune de passer d’un modèle de financement classique à une approche plus ciblée, axée sur les résultats. Le président gabonais a salué la qualité des relations entre le Gabon et la BAD, tout en insistant sur l’importance de concrétiser les engagements pris.

Pour le Gabon, l’enjeu est de transformer ces orientations politiques en projets exécutables, durables et évaluables. Pour la BAD, il s’agit de prouver que ses interventions peuvent directement contribuer à lever les obstacles au développement du pays. L’eau, l’électricité et l’agriculture deviennent ainsi les symboles d’un nouveau pacte, où les annonces laissent place à des réalisations mesurables.

Cette dynamique ouvre une séquence déterminante. Dans un contexte où les attentes des populations sont fortes, la réussite de ce partenariat se jugera à l’aune de sa capacité à améliorer concrètement leur quotidien. Les prochains mois seront décisifs pour traduire ces ambitions en actions concrètes et durables.