Le Bénin, un hub stratégique pour les investisseurs coréens en afrique de l’ouest

Le Bénin, une plateforme d’opportunités pour les entreprises coréennes en Afrique de l’Ouest

SÉOUL — Lors d’un déplacement officiel en marge de la Réunion des ministres des Affaires étrangères Corée-Afrique, la ministre béninoise des Affaires étrangères, Corinne Amori Brunet, a souligné le rôle clé du Bénin comme porte d’entrée privilégiée vers le marché ouest-africain pour les investisseurs internationaux, notamment ceux de Corée du Sud.

« Le Bénin, bien que modeste en taille, représente bien plus qu’un simple marché local », a déclaré la ministre devant les médias. Elle a mis en avant trois atouts majeurs : une stabilité politique renforcée, des politiques pro-investissement et une position géographique stratégique, bien avant toute exploitation minière.

Un carrefour économique et logistique en Afrique de l’Ouest

Membre actif de la CEDEAO et de l’UEMOA, le Bénin se positionne comme un hub logistique incontournable pour l’ensemble de la sous-région. Son accès à la mer, ses infrastructures portuaires modernisées et ses corridors commerciaux bien établis en font un point de transit idéal pour les échanges entre l’Afrique de l’Ouest et le reste du monde.

« Nous privilégions l’attraction des investisseurs plutôt que la prospection minière », a précisé Brunet. « Notre priorité reste le développement du commerce intra- et extra-régional, ainsi que l’amélioration de notre attractivité économique. »

Renforcer la coopération Bénin-Corée du Sud

La ministre a exprimé son souhait de voir les échanges entre les deux pays s’intensifier, notamment dans les domaines des investissements industriels, du partage d’expertise et des échanges culturels. « La Corée du Sud et le Bénin partagent une vision commune : transformer leur société par le travail, les réformes et l’innovation », a-t-elle ajouté.

Depuis près de dix ans, le Bénin accélère sa modernisation, avec des réformes structurelles sous l’impulsion du président Romuald Wadagni. Parmi les réalisations phares, Brunet a cité :

  • La modernisation du port de Cotonou, désormais équipé de solutions logistiques intelligentes et de procédures douanières numérisées ;
  • La création de la zone industrielle de Glo-Djigbé, un pôle économique majeur ;
  • La transition numérique de l’administration publique.

« Cette rencontre à Séoul marque une étape décisive après le Sommet Corée-Afrique de 2024 », a-t-elle souligné. « Nous passons des discours aux actions concrètes. »

Culture et patrimoine : un pont entre les deux nations

Brunet a également évoqué la volonté du Bénin de renforcer les liens culturels avec la Corée du Sud. Elle a rappelé le retour en 2021 de 26 artefacts béninois, pillés par la France, et a proposé l’organisation d’une exposition itinérante à Séoul pour mettre en lumière ce patrimoine.

En conclusion, elle a insisté sur les similitudes entre les deux pays : « La Corée du Sud a su se réinventer en une génération grâce à la discipline et à l’audace. Nous suivons aujourd’hui cette même voie. »

Nouvelle recrue au sein du gouvernement, la ministre effectue ici son premier voyage officiel à l’étranger.