Justice constitutionnelle : le Gabon et le Togo consolident leur rapprochement
Le rapprochement entre la Cour constitutionnelle du Gabon et celle du Togo devrait se traduire par une mutualisation des efforts et un partage d’expériences. Les présidents respectifs de ces deux hautes juridictions, Dieudonné Aba’a Owono et le Pr Djobo-Babakane Coulibaley, ont posé les bases de cette coopération hier au Palais de la Constitution au cours d’une rencontre, au lendemain de l’arrivée de la délégation togolaise à Libreville dans le cadre d’une visite de travail et d’amitié.
Laquelle s’inscrit dans le prolongement de l’excellence des relations entre le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, et le président du Conseil du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé. Deux dirigeants qui ont une convergence de vues sur un certain nombre de problématiques régionales et internationales.
Aux dires des deux présidents, le rapprochement entre les deux juridictions s’avère pertinent au regard des défis traditionnels et à venir. La justice constitutionnelle fait en effet face aux exigences d’une société intergénérationnelle et doit veiller à la sauvegarde de la dignité, des droits et des libertés des générations futures.
« Le dialogue entre nos Cours n’est pas seulement utile à nos institutions, il est utile à l’Afrique. Il n’est plus un simple exercice de courtoisie constitutionnelle, il est devenu une nécessité pour la consolidation de l’État de droit sur notre continent », a indiqué Dieudonné Aba’a Owono. Tout en espérant que cette visite soit la première d’une longue série, de manière que les juges constitutionnels des deux pays travaillent ensemble, partagent leurs réflexions, leurs jurisprudences et leurs interrogations.
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De même, Pr Djobo-Babakane Coulibaley a réaffirmé la pertinence de la démarche entreprise. » En cette période de tempête guerrière où le prestige de l’État de droit est en reflux, peu partout dans le monde, le dialogue de nos juridictions nous offre l’occasion d’affirmer notre communauté de valeurs qu’exprime le principe de l’État de droit », a-t-il souligné. Le séjour de la délégation togolaise s’achève mercredi.