Expert camerounais dénonce l’exploitation de la jeunesse par des politiques véreux

Jean Paul Ntsengue : la pauvreté, outil de manipulation des jeunes au Cameroun

L’analyste politique camerounais Jean Paul Ntsengue lance un avertissement sans détour : la précarité des jeunes du pays est devenue un levier de contrôle entre les mains de certains acteurs politiques. Dans une sortie médiatique remarquée, il dénonce ceux qu’il qualifie de prévaricateurs irresponsables de la fortune publique, hommes politiques véreux et ambitieux sans scrupules.

Des pratiques politiques condamnables

Selon Jean Paul Ntsengue, ces figures du paysage politique camerounais ont délibérément aggravé la pauvreté pour mieux instrumentaliser la jeunesse. Leur méthode ? Créer des conditions de précarité extrême, poussant des milliers de jeunes dans la rue, puis leur proposer des rêves illusoires en échange d’un soutien inconditionnel. Une stratégie particulièrement visible sur les réseaux sociaux, où les promesses creuses se transforment en engagement fanatique.

L’expert souligne que ces pratiques ont non seulement bloqué l’émergence de talents, mais aussi entravé l’action du Chef de l’État. Des personnalités compétentes auraient pu épauler le Président Paul Biya dans sa mission, mais elles ont été écartées au profit de médiocres choisis pour leur soumission.

Un appel à l’unité nationale

Jean Paul Ntsengue adresse un message clair à la jeunesse camerounaise : « La pauvreté est un danger fatal pour la République ». Il rappelle que les mouvements de colère, bien que compréhensibles, ne suffiront pas à résoudre les profondes fractures sociales. Le Chef de l’État, selon lui, dispose de tous les atouts pour entrer dans l’Histoire comme un bâtisseur de démocratie et de prospérité.

L’analyste conclut par un appel solennel : « Apportons-lui notre soutien indéfectible pour cette deuxième mi-temps sans prolongation ». Une référence à la nécessité d’une mobilisation collective pour surmonter les défis du pays.

Pourquoi cette analyse résonne-t-elle aujourd’hui ?

Les tensions sociales au Cameroun sont régulièrement alimentées par des inégalités économiques croissantes. Les propos de Jean Paul Ntsengue s’inscrivent dans un débat plus large sur la responsabilité des élites politiques et l’avenir des jeunes générations. Son intervention rappelle que la lutte contre la pauvreté n’est pas seulement une question économique, mais aussi un enjeu de stabilité nationale.

Face à ces constats, une question s’impose : comment briser ce cycle de manipulation et construire un avenir où la jeunesse camerounaise ne serait plus une variable d’ajustement des ambitions politiques ?