Analyse politique : pourquoi Ousmane Sonko aurait dû laisser El Malick Ndiaye diriger l’Assemblée nationale
Un choix stratégique critiqué par le fondateur d’Afrikajom Center
Alioune Tine, figure reconnue de la société civile sénégalaise et fondateur du think tank Afrikajom Center, a récemment partagé son analyse sur la situation politique actuelle au Sénégal. Il a clarifié sa position concernant l’alliance entre Ousmane Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye, tout en soulignant l’absence d’une véritable harmonie entre eux.
Une erreur de parcours selon Alioune Tine
Le leader du parti Pastef, Ousmane Sonko, a fait le choix de briguer la présidence de l’Assemblée nationale. Pourtant, selon Alioune Tine, cette décision pourrait s’avérer contre-productive. Il estime qu’en visant la magistrature suprême pour 2029, Ousmane Sonko aurait dû adopter une autre approche : quitter la primature dès son départ et se consacrer pleinement à la consolidation de son parti. Ainsi, il aurait pu compter sur le soutien des Sénégalais pour porter son ambition présidentielle.
El Malick Ndiaye, un président d’Assemblée à saluer
Alioune Tine a également mis en avant le travail d’El Malick Ndiaye, ancien président de l’Assemblée nationale. Lors d’une intervention télévisée, il a salué la manière dont ce dernier a dirigé l’hémicycle, soulignant qu’il répondait parfaitement aux attentes des citoyens. Pour le membre d’Afrikajom Center, El Malick Ndiaye incarnait l’image idéale d’un président de l’Assemblée nationale.
Un poste sans réelle valeur ajoutée pour Ousmane Sonko
Alioune Tine a ajouté que la présidence de l’Assemblée nationale n’apportait aucun bénéfice stratégique à Ousmane Sonko. Les députés lui étant déjà acquis, ce poste ne lui offrait ni un levier supplémentaire ni une visibilité accrue. Selon lui, il aurait été plus judicieux de laisser El Malick Ndiaye poursuivre sa mission à la tête de l’institution, tout en gardant un contrôle à distance. Cette approche aurait permis à Ousmane Sonko de se concentrer sur des objectifs plus ambitieux, comme la préparation de l’élection présidentielle de 2029.