Affaires judiciaires : la convocation d’Aïssatou Diop Fall fait trembler le Sénégal
Les déclarations controversées d’Aïssatou Diop Fall contre Ousmane Sonko lui valent une convocation judiciaire

Aïssatou Diop Fall, figure médiatique sénégalaise et directrice de chaîne, se retrouve au cœur d’une tempête juridique après des propos tenus en ligne contre Ousmane Sonko. Sa convocation par la Division spéciale de cybersécurité (DSC) marque une escalade dans cette affaire sensible qui secoue l’opinion publique.
Une convocation judiciaire suite à des déclarations explosives
La Division spéciale de cybersécurité a convoqué ce mardi la journaliste pour une audition, suite à une initiative du procureur de la République près le tribunal de grande instance hors classe de Dakar. Ces mesures interviennent après la diffusion d’une vidéo dans laquelle la professionnelle des médias aurait formulé un souhait particulièrement choquant : que Ousmane Sonko, leader du parti Pastef, soit enlevé par des groupes terroristes.
Ces déclarations ont immédiatement provoqué une vague de réactions sur les réseaux sociaux et dans les médias, alimentant des débats houleux sur la liberté d’expression et les limites légales des propos tenus en ligne. Face à l’ampleur du tollé, Aïssatou Diop Fall a tenté de calmer les esprits en publiant une vidéo d’excuses publiques, sans pour autant éviter les poursuites engagées par le parquet.
Un cadre juridique strict encadre ces propos
Au Sénégal, les déclarations publiques, surtout lorsqu’elles sont diffusées sur internet ou les réseaux sociaux, peuvent tomber sous le coup de plusieurs infractions prévues par le Code pénal et la loi sur la cybercriminalité. Parmi les chefs d’accusation possibles figurent l’incitation à la violence, la diffusion de propos troublant l’ordre public, ou encore des menaces indirectes envers une personne.
Les dispositions légales sénégalaises prévoient des sanctions sévères pour ces types d’infractions, allant des amendes jusqu’à plusieurs années de prison, selon la gravité des propos et leur impact sur la société. La Division spéciale de cybersécurité et le parquet analyseront attentivement le contenu incriminé ainsi que les circonstances de sa diffusion avant de trancher sur les poursuites à engager.
Les risques encourus par la journaliste
Bien qu’Aïssatou Diop Fall ait présenté des excuses, le procureur a maintenu sa convocation, soulignant la nécessité d’évaluer la portée juridique de ses déclarations. Les enquêteurs examineront si ses propos peuvent être qualifiés comme une incitation à la violence ou une menace publique, ce qui aggraverait considérablement sa situation.
Cette affaire rappelle avec force que, dans un contexte où les réseaux sociaux amplifient chaque parole, les limites entre liberté d’expression et responsabilité légale deviennent de plus en plus ténues. La décision finale dépendra des conclusions des services de la DSC et de l’appréciation du parquet, qui devront trancher entre clémence et rigueur.