Yaoundé : l’essor urbain d’un village devenu métropole politique
Yaoundé n’a plus rien à voir avec ce que j’ai connu il y a deux décennies. Le cœur de la capitale politique du Cameroun s’est métamorphosé, avec des infrastructures modernes qui ont métamorphosé son visage. Aujourd’hui, cette ville qui m’a vu naître s’étend bien au-delà des sept collines emblématiques. Ce développement me remplit de fierté.», confie Mbarga Obama, un octogénaire né dans ce qui était autrefois une modeste localité.
«Autrefois, l’espace urbain se cantonnait principalement au plateau Atemengué, avec une timide expansion vers Mokolo et Nlong-Kak. Le reste du territoire conservait un caractère semi-rural prononcé», précise-t-il avec nostalgie.
Depuis, les années ont passé, et l’ex-village attire désormais des milliers de nouveaux résidents chaque année. Cette affluence constante fait gonfler la population, poussant les limites administratives de la ville à englober progressivement les localités environnantes.
Yaoundé face à l’urbanisation : vers un modèle vertical ou horizontal ?
Cette croissance exponentielle interroge les spécialistes de l’urbanisme, à l’image de Blaise Feugang, délégué départemental du ministère de l’Habitat et du développement urbain dans le Nyong et So’o. Selon lui, « une ville de l’envergure de Yaoundé gagnerait à privilégier la construction verticale plutôt que l’étalement horizontal. Ce choix permettrait non seulement des économies substantielles sur les infrastructures, mais aussi d’embellir le paysage urbain avec des immeubles élégants ».
Un défi pour les décideurs camerounais
Pour de nombreux experts, l’attractivité d’une capitale politique repose sur sa capacité à intégrer les normes internationales. Une solution souvent évoquée consiste à délocaliser certains services administratifs, tout en encourageant les ménages à améliorer leurs conditions de vie.