Urgence nationale en RD Congo : le cri d’alarme des évêques de la CENCO
![[Archives]<br /> Les évêques de la CENCO le 17/11/2019 au Stade des Martyrs de Kinshasa. Photo Présidence RDC.<br />« ></p><div class=](https://peuplesahel.info/wp-content/uploads/2026/06/scraped-1781982408368-twcoqe.jpg)
L’épiscopat congolais exprime une vive inquiétude face à la trajectoire actuelle du pays. À travers une déclaration officielle, les prélats brossent un portrait sombre de la République démocratique du Congo, qu’ils considèrent désormais comme une nation menacée dans ses fondements mêmes. Ce constat alarmant touche aussi bien la sécurité que la stabilité politique et sociale.
Un chaos sécuritaire persistant dans l’Est
Le drame qui se joue dans la partie orientale de la République démocratique du Congo demeure la préoccupation majeure de la CENCO. Malgré les multiples tentatives de pacification et la signature de divers accords, la violence ne faiblit pas. Les évêques dénoncent la multiplication des groupes armés, les tueries de civils innocents et la détresse humanitaire sans précédent des personnes déplacées.
Pour l’église, cette instabilité chronique ne se limite pas à une crise régionale ; elle fragilise l’unité nationale et met en péril la cohésion de tout le territoire.
Le paradoxe socio-économique
Sur le front du développement, si la CENCO note quelques progrès dans la modernisation des infrastructures et du réseau routier, le bilan global reste amer. Ces chantiers ne parviennent pas à masquer la précarité extrême dans laquelle survit la majorité des Congolais.
Les inégalités sociales se creusent et la frustration grandit au sein de la population. Pour les évêques, les efforts actuels sont loin de répondre aux besoins fondamentaux des citoyens, laissant une grande partie de la nation dans un état de vulnérabilité quotidienne.
Tensions politiques et risques de dérive
C’est sur le terrain politique que l’alerte est la plus vive. L’épiscopat pointe du doigt les velléités de modification de la Constitution, un sujet qui cristallise les tensions. Ce débat se déroule dans un climat délétère, marqué par des intimidations et une répression systématique des opinions divergentes.
La CENCO met en garde contre toute tentative de passage en force législatif. Un tel scénario pourrait, selon elle, entraîner des conséquences irréversibles, allant de troubles généralisés à une possible fragmentation du pays. Face à ces menaces, les évêques exhortent le Président de la République à respecter scrupuleusement son serment constitutionnel.
L’appel final de l’église est clair : il est impératif de privilégier le dialogue et la légalité. La sauvegarde de la paix et de l’unité nationale doit primer sur les ambitions politiques afin de garantir un avenir serein à la République démocratique du Congo. Chaque acteur social et politique est désormais placé devant ses responsabilités pour éviter que le pays ne sombre davantage.
