Un nouveau souffle pour 500 hectares de terres pastorales à Gaya, Niger
La commune urbaine de Gaya, au Niger, a récemment initié des travaux d’envergure pour la réhabilitation de 500 hectares de terres pastorales dégradées. Ce projet ambitieux, financé par le Projet Intégré de Développement Urbain et de Résilience Multisectorielle (PIDUREM), a symboliquement débuté sur deux sites clés : l’un au cœur de Gaya et l’autre dans la localité de Tara.
La cérémonie de lancement a été marquée par la présence d’une large délégation officielle et communautaire. Le préfet du département de Gaya a donné le coup d’envoi symbolique, entouré de l’administrateur délégué de la commune, du secrétaire général de la préfecture, d’un représentant du chef de canton, ainsi que du coordonnateur régional du PIDUREM et de son équipe. Étaient également présents le directeur régional adjoint de l’Environnement de Dosso, le directeur départemental de l’Environnement, des représentants des dix organisations non gouvernementales (ONG) partenaires, le chef du village de Tara et de nombreux membres de la population locale, témoignant de l’engagement collectif pour la restauration des terres pastorales au Niger.

Des aménagements cruciaux pour l’environnement et l’élevage
Les travaux financés par le PIDUREM ont pour objectif principal de revitaliser des parcelles pastorales sévèrement touchées par la dégradation, de protéger les sols contre les assauts de l’érosion et d’accroître significativement la capacité d’accueil de ces terrains pour le bétail. Les interventions planifiées sont multiples et incluent des initiatives de reboisement intensif, la mise en œuvre de systèmes efficaces de lutte contre l’érosion hydrique et éolienne, la construction de structures de contournement, ainsi que la réhabilitation des pistes d’accès. Ces mesures sont conçues pour optimiser l’exploitation pastorale et faciliter une surveillance efficace des zones restaurées.

Renforcer la résilience et stimuler l’économie locale
Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pilier essentiel pour renforcer la résilience des communautés face aux défis du changement climatique et pour assurer la préservation des ressources naturelles. Le coordonnateur régional du PIDUREM a souligné l’impact socio-économique direct de ces travaux, qui généreront des emplois temporaires pour les populations riveraines. Ces opportunités contribueront ainsi à dynamiser l’économie locale durant la phase d’exécution du projet.
Ce programme s’inscrit dans une série d’actions plus larges menées par le PIDUREM dans la région de Dosso. L’objectif est de freiner la dégradation des sols, de garantir la sécurité alimentaire et de réduire les tensions liées à l’utilisation des terres entre agriculteurs et éleveurs. Un suivi technique et environnemental rigoureux est prévu pour évaluer l’efficacité des aménagements et ajuster les pratiques en fonction des résultats obtenus, assurant une gestion adaptative et durable.

Un partenariat essentiel pour la gestion durable des terres
Les ménages pastoraux et les éleveurs des villages avoisinants sont les principaux bénéficiaires de cette restauration des terres pastorales, voyant leurs parcours essentiels revitalisés et sécurisés. Les ONG partenaires, éléments clés de la mise en œuvre, mèneront des campagnes de sensibilisation pour promouvoir une gestion durable des terres et garantir l’entretien pérenne des aménagements. Les travaux ont démarré sans délai, avec une phase initiale d’aménagement et de plantations prévue dans les semaines à venir. Des évaluations régulières et des rapports d’avancement seront produits pour assurer la transparence et conditionner les décaissements futurs des bailleurs, garantissant ainsi l’efficacité et la responsabilité de ce projet vital pour le peuple du Sahel.