À 21 heures, quand Gabriel a égalisé d’un coup franc magistral, des exclamations spontanées ont retenti dans les allées de la Porte d’Auteuil. Des supporters, certains en tenue de tennis, se sont mis à courir et à hurler de joie tandis que des agents de sécurité, en uniforme bleu marine, s’étreignaient en brandissant le poing. L’arbitre du match opposant Félix Auger-Aliassime à Brandon Nakashima sur le court central a même accordé une pause aux joueurs et au public pour laisser passer ce moment de liesse.
Les ovations et les chants en provenance du Parc des Princes ont traversé les allées de Roland-Garros, mais ce sont surtout les feux d’artifice, visibles à plusieurs centaines de mètres, qui ont annoncé la bonne nouvelle. Pas d’images, seulement des sons. Comme l’année précédente lors de la finale PSG – Inter Milan (5-0), l’organisation du tournoi n’avait prévu aucun dispositif pour permettre aux amateurs de football de suivre la rencontre depuis les courts.
Une salle de presse transformée en point de rassemblement
Entre 18 et 21 heures, Roland-Garros est resté fidèle à son atmosphère feutrée, comme si la finale de Ligue des champions n’existait pas face à la passion du tennis qui anime ce lieu deux semaines par an. Quelques rares spectateurs arboraient fièrement des maillots du PSG floqués Kimpembe ou Pauleta, et deux ou trois supporters d’Arsenal, dont l’un portait celui de Bergkamp, témoignaient de la diversité des passions présentes.
