Procédure tas : le Maroc face au Sénégal pour la finale can 2025

Procédure devant le TAS : le Maroc et le Sénégal s’affrontent pour la finale de la CAN 2025

Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne devient le théâtre d’un litige sportif majeur entre le Maroc et le Sénégal concernant la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025. La Fédération sénégalaise de football (FSF) a saisi l’instance internationale après qu’un résultat initial ait été inversé sur tapis vert. Explications sur cette procédure en cours.

Un recours engagé par le Sénégal devant le TAS

Le 25 mars, la FSF a introduit un recours devant le TAS contre la décision de la Confédération africaine de football (CAF) d’attribuer à tort la CAN 2025 au Maroc. Ce choix, basé sur un match de finale marqué par des incidents, est contesté par les instances sénégalaises. Le Maroc, désormais sommé de réagir, dispose d’un délai jusqu’au 7 mai pour soumettre son mémoire de défense.

Les motifs du litige autour de la finale

Le cœur du conflit repose sur la décision du 17 mars prise par le Jury d’appel de la CAF. Celui-ci a annulé le résultat du match après que l’équipe du Sénégal ait quitté temporairement le terrain pour protester contre un penalty accordé au Maroc dans les dernières minutes. Le Sénégal avait pourtant remporté la rencontre 1-0 sur le terrain grâce à un but de Pape Gueye.

Déroulement de la procédure devant le TAS

La procédure engagée par le Sénégal suit désormais un cadre strict. Le TAS a confirmé avoir bien enregistré l’appel et applique les règles en vigueur :

  • La FSF dispose de 20 jours pour présenter ses arguments écrits ;
  • Le Maroc et la CAF, en tant que parties adverses, auront ensuite le même délai pour répondre ;
  • Une demande de suspension introduite par le Sénégal a temporairement ralenti la procédure, empêchant la fixation d’un calendrier précis ou d’une audience.

Une fois les mémoires échangés, une formation arbitrale sera constituée. Elle comprendra :

  • Un arbitre choisi par le Sénégal ;
  • Un arbitre désigné par la partie adverse (le Maroc et la CAF) ;
  • Un président neutre désigné par le TAS.

Après consultation des deux fédérations, une audience orale sera organisée pour recueillir les témoignages avant que les arbitres ne délibèrent. Une décision finale sera rendue, bien que le délai puisse s’étendre sur plusieurs mois.

Enjeux et conséquences pour les deux nations

Cette affaire dépasse le cadre sportif. Pour le Sénégal, il s’agit de faire valoir la légitimité de sa victoire sur le terrain. Pour le Maroc, il en va de la reconnaissance de son titre, obtenu après une décision controversée. L’issue de cette procédure pourrait avoir des répercussions sur les relations entre les deux pays et sur la crédibilité de la CAF.

En attendant, les supporters et les instances sportives des deux nations suivent avec attention l’évolution de ce dossier devant le TAS.