Ousmane Sonko déballe sur Diomaye: « S’il y’a tripatouillage, cela vient du président de la République ! La constitution ne lui appartient pas »
À l’issue de l’adoption de la proposition de révision constitutionnelle par l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a retracé l’ensemble du processus ayant conduit à cette réforme, avant de pointer directement la responsabilité du chef de l’État dans les controverses ayant entouré le texte. « S’il y a eu tripatouillage, il vient du président de la République. Il a pris le texte pour regarder ce qui l’arrangeait et ce qui ne l’arrangeait pas. La Constitution n’appartient pas à Bassirou Diomaye Faye », a-t-il lancé.
Le président de l’Assemblée nationale a illustré son propos en évoquant certaines dispositions qu’il reproche au chef de l’État d’avoir écartées, citant notamment la déclaration de patrimoine à la fin du mandat et l’interdiction pour le président de la République de présider un parti. Il s’est ensuite interrogé sur la légitimité d’une telle démarche : « Au nom de quoi une seule personne peut-elle faire le tri entre les dispositions qui lui conviennent et celles qui ne lui conviennent pas ? Cela est inadmissible », a-t-il martelé.
En effet, Ousmane Sonko a tenu à rappeler la hiérarchie des pouvoirs en matière constitutionnelle, déniant au président de la République la qualité de pouvoir constituant : « Le président n’est pas un pouvoir constituant. Le pouvoir constituant dérivé, c’est l’Assemblée nationale. Le pouvoir constituant originaire, c’est le peuple lorsqu’il est convoqué par référendum ».
-
Réforme constitutionnelle: « Gouverner n’autorise pas à confisquer le débat », Fatoumata Niang Bâ, Présidente UDESR
-
Incendie au poste de Hann : Les Maristes et environs privés d’électricité, la Senelec mobilisée
-
Pré-hivernage à Pikine : le maire appelle l’ONAS à agir rapidement pour éviter les inondations
-
Révision de la Constitution : El Malick Ndiaye défend un texte « conforme aux intérêts du peuple sénégalais »
-
Révision de la Constitution : Talla Sylla dénonce un « coup d’État parlementaire »