ONU : les zones les plus touchées par la famine en 2026
ONU : les zones les plus touchées par la famine en 2026
L’Organisation des Nations unies alerte sur l’aggravation de l’insécurité alimentaire dans seize régions critiques à travers le monde. Selon un rapport conjoint de la FAO et du PAM, des millions de personnes supplémentaires pourraient être confrontées à la famine ou à un risque imminent de famine.
Des pays en alerte maximale face à la crise alimentaire
Parmi les nations les plus affectées, Haïti, le Mali, la Palestine et le Soudan se distinguent par une situation « catastrophique ». Le Soudan du Sud, le Yémen, l’Afghanistan et la République démocratique du Congo font également partie des zones les plus critiques.
D’autres régions comme la Birmanie, le Nigeria, la Somalie, la Syrie, le Burkina Faso, le Tchad, le Kenya et les réfugiés rohingyas au Bangladesh sont classées en situation « très préoccupante ».
Les causes d’une crise alimentaire mondiale
Les deux organismes onusiens, la FAO et le PAM, pointent du doigt plusieurs facteurs aggravants :
- Les conflits armés persistants
- Les chocs économiques brutaux
- Les phénomènes météorologiques extrêmes
- Un financement humanitaire insuffisant
Ces crises, combinées, menacent de plonger des populations entières dans une précarité alimentaire sans précédent.
Des appels urgents à l’action
Cindy McCain, directrice générale du PAM, a mis en garde : « Nous sommes au bord d’une catastrophe alimentaire totalement évitable qui menace de provoquer une famine généralisée dans de nombreux pays. Ne pas agir maintenant ne fera qu’aggraver l’instabilité. »
Le financement de l’aide humanitaire est « dangereusement insuffisant ». Sur les 29 milliards de dollars nécessaires pour soutenir les populations vulnérables, seuls 10,5 milliards ont été collectés. Cette pénurie de fonds menace directement les programmes d’aide alimentaire, notamment pour les réfugiés.
Le PAM a dû réduire ses distributions et suspendre certains programmes, tandis que la FAO souligne l’urgence de financer les semences et les services vétérinaires pour préserver les moyens de subsistance agricoles.
Qu Dongyu, directeur général de la FAO, a rappelé : « La prévention de la famine n’est pas seulement un devoir moral, c’est aussi un investissement judicieux pour la paix et la stabilité à long terme. »
Des conséquences humanitaires dramatiques
La réduction des aides entraîne des répercussions immédiates :
- Assistance alimentaire aux réfugiés en péril
- Programmes d’alimentation scolaire menacés
- Risque accru de malnutrition et de famine
Les experts soulignent que l’inaction ne ferait qu’aggraver les tensions et l’instabilité dans ces régions déjà fragilisées.