Nigeria : enlèvement d’élèves par boko haram dans l’état d’oyo
Nigeria : des combattants de Boko Haram accusés d’un enlèvement d’élèves dans l’État d’Oyo
Les forces armées nigérianes ont confirmé que l’assaut mené contre plusieurs établissements scolaires dans le sud du pays, ayant entraîné l’enlèvement de dizaines d’élèves et d’enseignants, portait bien la signature du groupe jihadiste Boko Haram.
D’après un communiqué officiel publié par un porte-parole militaire, les ravisseurs appartiendraient à la faction Jama’at Ahl al-Sunnah li-l-Da’awah wa al-Jihad (JAS), plus connue sous le nom de Boko Haram. Ces assaillants, repoussés par les opérations militaires intensifiées dans le nord du Nigeria, auraient pris la direction du sud pour échapper aux frappes et aux patrouilles.
Des attaques ciblant écoles et enseignants : des bilans contradictoires
Les événements se sont déroulés vendredi dernier dans les localités de Yawota et Esiele, où des hommes lourdement armés ont fait irruption dans plusieurs écoles. Les chiffres varient selon les sources : l’Association des chrétiens du Nigeria évoque 39 enfants et sept enseignants enlevés, tandis que le gouverneur de l’État d’Oyo, Seyi Makinde, recense 25 élèves et sept professeurs kidnappés.
Les victimes, dont l’âge oscille entre 2 et 16 ans, sont actuellement recherchées par les forces de sécurité. Les autorités locales ont lancé des opérations de traque pour tenter de les localiser.
Une situation inhabituelle pour l’État d’Oyo
Les attaques contre les établissements scolaires sont malheureusement fréquentes dans le nord du Nigeria, mais elles restent rares dans l’État d’Oyo, dont la capitale, Ibadan, est un pôle éducatif majeur du pays. Cette attaque marque donc une escalade inquiétante de la violence dans une région jusqu’alors moins touchée par les violences jihadistes.
Des opérations militaires renforcées et leurs conséquences
Face à la montée des violences, l’armée nigériane, soutenue par des partenaires internationaux comme les États-Unis, a intensifié ses actions contre les groupes armés dans le nord du pays. Ces opérations auraient contraint certains combattants à se replier vers le sud, où ils continuent de semer la terreur.
Les frappes aériennes menées ces derniers jours dans le nord-est, région historique de Boko Haram, auraient causé la mort de 175 combattants jihadistes, selon les autorités militaires. Cependant, malgré ces avancées, les attaques se poursuivent, touchant aussi bien les civils que les militaires.
Un récent rapport du cabinet SBM Intelligence, basé à Abuja, révèle que 306 soldats nigérians ont perdu la vie au cours du premier trimestre de l’année en cours, illustrant la persistance des menaces malgré les efforts militaires.