Maroc et Tchad : partage d’expertise contre la corruption
Un échange stratégique pour renforcer la lutte contre la corruption au Tchad
Hicham Balaoui, procureur général du Roi près la Cour de cassation et président du Ministère public marocain, a reçu Ousmane Abderamane Djougourou, inspecteur général de l’Autorité indépendante de lutte contre la corruption du Tchad. Cette rencontre, organisée jeudi 9 juillet à Rabat, s’inscrit dans une démarche de renforcement des capacités tchadiennes en matière de prévention et de répression des actes de corruption.
Le modèle marocain exposé en détail
Lors de cette séance de travail, Hicham Balaoui a détaillé les piliers du système marocain de lutte anticorruption. Il a notamment mis en lumière le cadre juridique solide, les structures institutionnelles dédiées et la stratégie pénale active menée par la Présidence du Ministère public. Les discussions ont également permis d’explorer les meilleures pratiques internationales dans ce domaine, favorisant ainsi un échange constructif entre les deux parties.
Des outils innovants au service des citoyens
La délégation tchadienne a pu découvrir plusieurs initiatives mises en œuvre par le Maroc pour impliquer davantage la population dans la lutte contre la corruption. Parmi ces dispositifs, la ligne téléphonique dédiée au signalement des infractions présumées a particulièrement retenu l’attention. Par ailleurs, la plateforme numérique « e-TABLIGH » a été présentée comme un outil clé pour recueillir et traiter les signalements des citoyens de manière sécurisée, grâce à des technologies de pointe.
Ces mécanismes visent à garantir une transparence accrue et à encourager la participation active des populations dans la détection et la prévention des actes de corruption.