Mali : Bamako impulse une dynamique africaine pour les médias

Mali : Bamako impulse une dynamique africaine pour les médias

Le Premier ministre malien Abdoulaye Maïga a ouvert les travaux d’un forum dédié aux défis des professionnels des médias en Afrique. Plusieurs thématiques ont rythmé ces échanges, dont l’éducation aux médias à l’ère du numérique, la lutte contre la désinformation et les enjeux de la formation journalistique.

Le Maroc, invité d’honneur, a marqué sa présence lors de cet événement organisé à Bamako. Les débats ont mis en lumière l’importance d’une coopération panafricaine pour surmonter les défis communs du continent.

Des échanges constructifs autour de l’avenir des médias africains

Aziz Boucetta, directeur de publication de Panorapost.com, a souligné l’opportunité unique offerte par ce forum. Selon lui, «la famille panafricaine se réunit au Mali pour aborder les enjeux africains, souvent surmontables une fois identifiés et compris». Il a également salué l’engagement du Maroc, dont la participation témoigne d’une volonté de renforcer les liens entre les acteurs médiatiques du continent.

Aboubacar Abdoulwahidou Maïga, directeur général d’une école de journalisme et panéliste, a partagé des données clés sur l’évolution de la connectivité au Mali. «Le taux de Maliens connectés est passé de 2 % en 2012 à 35 % aujourd’hui, avec 80 % de jeunes de moins de 35 ans parmi eux. Parmi cette tranche de la population, 60 % s’informent principalement via les réseaux sociaux».

Il a également pointé du doigt le retard dans la numérisation des médias maliens, un obstacle majeur à la rentabilité et à la modernisation du secteur.

Un appel à renforcer les compétences médiatiques pour une Afrique résiliente

Le général de brigade Abdoulaye Maïga, chef du gouvernement, a rappelé les défis sécuritaires et informationnels qui pèsent sur la sous-région. «Les conflits actuels ne se limitent plus aux champs de bataille : ils s’étendent désormais au terrain médiatique et numérique. Les journalistes jouent un rôle central dans la stabilité des États, la cohésion sociale et la résilience des sociétés».

Il a conclu en insistant sur la nécessité de renforcer les capacités professionnelles des médias africains. «Il est crucial de développer les compétences locales pour que les médias puissent pleinement remplir leur mission d’information et de formation».