Le Tchad renforce ses compétences pour dynamiser les exportations agricoles
Tchad : renforcement des capacités pour une meilleure gestion des exportations agricoles

Dans la localité de Bakara, une étape cruciale a été franchie pour le développement économique du pays. Une session de formation intensive s’est tenue ce jeudi 18 juin 2026, centrée sur la maîtrise des flux d’exportation et d’importation des produits issus de l’agriculture. Cette initiative, fruit d’une collaboration entre la Banque mondiale et l’Agence Nationale des Investissements et des Exportations (ANIE), s’inscrit dans le déploiement du Programme de Résilience du Secteur Agricole (PRSA).

Relever les défis des normes internationales

L’accès aux marchés mondiaux représente encore un obstacle de taille pour les acteurs ruraux du Tchad. Comme l’a précisé Gotoraye Arnaud, responsable au sein du PRSA-TD, les exportateurs locaux se heurtent fréquemment à la rigidité des protocoles internationaux. Les thématiques abordées lors de cette rencontre incluaient notamment le respect des exigences de qualité, les mesures sanitaires et phytosanitaires, ainsi que le fonctionnement complexe de la quarantaine animale et végétale.

L’objectif principal est de doter les professionnels de compétences pointues en matière de certifications globales et de gestion logistique, tout en minimisant les incertitudes liées aux contrôles douaniers.

Une vision stratégique pour l’économie tchadienne

Pour Dadi Adoum Arsin, directeur général adjoint de l’ANIE, ce renforcement des capacités est en parfaite adéquation avec les orientations nationales. Le plan « Tchad Connexion 2030 » place effectivement la transformation des produits du terroir et la promotion du secteur privé au sommet des priorités pour générer de la croissance et des emplois.

L’ambition est claire : bâtir une économie robuste capable de s’imposer au-delà des frontières nationales. Dans un contexte marqué par l’essor de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF), le Tchad doit impérativement investir dans la normalisation pour capter une part de ce marché de plus d’un milliard de consommateurs. C’est une question de souveraineté économique qui résonne avec les aspirations des voix sahéliens pour un développement endogène.

Un écosystème au service des producteurs

L’ANIE aspire à devenir un pilier central pour les entreprises, en offrant un accompagnement technique et des informations stratégiques. En se positionnant comme un facilitateur d’échanges, l’agence souhaite valoriser le savoir-faire national à l’étranger. Cette session de formation a ainsi rassemblé une diversité d’acteurs, allant des services publics de contrôle sanitaire aux transformateurs privés, tous unis pour rendre l’agriculture tchadienne plus compétitive sur la scène internationale.