Le Paris Saint-Germain réalise l’impensable : un doublé en ligue des champions
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Le Paris Saint-Germain a écrit une nouvelle page de son histoire en s’imposant face à Arsenal ce samedi à Budapest, conservant ainsi son titre européen. Un doublé en Ligue des champions que peu auraient imaginé possible il y a seulement deux ans.

L’ambition de Luis Enrique était claire : remporter la Ligue des champions deux fois de suite, une motivation qu’il jugeait encore plus « puissante » qu’une première victoire. Après une demi-finale épique contre le Bayern Munich (5-4, 1-1), démontrant une soif de succès inégalée, ce PSG a confirmé sa volonté de marquer l’histoire. L’objectif affiché par l’entraîneur espagnol dès la fin de la saison précédente était d’établir une véritable ère parisienne sur la scène européenne, et ses joueurs semblent avoir pleinement adhéré à cette vision, même lors d’une finale où tout ne fut pas parfait.

Rapidement menés suite à un but de Kai Havertz à la 6e minute, les Parisiens ont su trouver les ressources nécessaires pour revenir au score grâce à un penalty transformé par Dembélé à la 65e minute. La décision finale est tombée au terme d’une séance de tirs au but haletante, lorsque Gabriel a manqué sa tentative, envoyant le ballon dans le ciel de Budapest et offrant la victoire au club de la capitale.

Cette victoire aux tirs au but marque la sixième remportée sous la direction de Luis Enrique, qui affiche un impressionnant bilan de 100% de succès dans cet exercice, dont quatre cette année en finale de compétitions officielles. Une statistique qui témoigne de la préparation mentale et tactique de l’équipe.

Réaliser un doublé en Ligue des champions est un exploit rare dans le football moderne. Depuis la refonte de la compétition en 1993, seul le Real Madrid de Zinedine Zidane avait réussi à enchaîner trois titres consécutifs (2016, 2017, 2018). Le Paris Saint-Germain rejoint désormais ce cercle très fermé, avec ses deux premières couronnes européennes en 2025 et 2026.

L’architecte Luis Enrique : une ère de sérénité

Au cours des deux dernières saisons, le club de la capitale a dégagé une impression de sérénité et de maîtrise. Malgré une lutte acharnée en Ligue 1 face au RC Lens, où le titre ne fut acquis qu’à l’avant-dernier match, Paris est allé chercher ce nouveau sacre européen avec une détermination sans faille. Cette victoire intervient lors de la troisième saison de Luis Enrique à la tête de l’équipe.

Si la nuit de Munich, le 31 mai 2025, restera gravée comme celle du premier sacre, la soirée de Budapest, le 30 mai 2026, symbolise l’aboutissement d’un parcours semé d’embûches : une intersaison minimale due à la Coupe du monde des clubs, une succession de blessures et un passage obligé par les barrages d’accession aux huitièmes de finale. Une fois ces obstacles franchis, le PSG a démontré son statut de champion d’Europe en titre en écartant successivement Chelsea (5-2, 3-0) puis Liverpool (2-0, 2-0), avant de faire preuve de solidité face au Bayern Munich (5-4, 1-1).

Dembélé et Kvaratskhelia, étincelles parisiennes

Déjà des éléments cruciaux lors du triomphe à Munich, Ousmane Dembélé et Khvicha Kvaratskhelia ont une fois de plus été les catalyseurs de l’équipe parisienne, même si leur performance en finale fut en deçà de leur potentiel. Dembélé a connu une saison particulière, évoluant parfois en faux numéro 9 et souvent freiné par des blessures récurrentes (ischio-jambiers, mollet…). Il a néanmoins maintenu une régularité impressionnante lorsqu’il était sur le terrain, avec sept buts et deux passes décisives en 12 matchs de Ligue des champions, et dix buts et sept passes en 22 matchs de Ligue 1, où le Ballon d’Or 2025 a été désigné meilleur joueur pour la deuxième année consécutive.

Khvicha Kvaratskhelia, le joueur géorgien, peut légitimement rêver du Ballon d’Or cette année. Il s’est avéré être un véritable détonateur pour le champion d’Europe dans la compétition reine, avec un bilan de 10 buts et 6 passes décisives en 15 matchs. Il a notamment débloqué des situations périlleuses pour le PSG, comme son doublé inscrit en sortant du banc pour repousser Chelsea au Parc des Princes, avant de sceller le suspense au match retour à Stamford Bridge. Cependant, la véritable force de ce Paris Saint-Germain ne réside pas uniquement dans les individualités, mais dans un collectif qui domine le football européen depuis deux saisons désormais.