L’interdiction de circulation des motos de « 125 cm3 et plus » est effective sur l’ensemble du territoire malien, à l’exception du district de Bamako et des chefs-lieux administratifs. Cette mesure, annoncée via un arrêté diffusé à la télévision nationale, vise directement les groupes jihadistes qui utilisent fréquemment ces véhicules pour leurs déplacements et leurs attaques dans la région du Sahel.
Le Mali est en proie à une crise sécuritaire sans précédent depuis plusieurs semaines, marquée par une intensification des activités insurgées et un blocus imposé par des groupes armés sur les axes stratégiques menant à la capitale. L’arrêté interministériel précise que « la circulation des motocyclettes de cylindrée de 125 cm3 et plus, hors des grandes agglomérations, est suspendue sur toute l’étendue du territoire national ».
Exceptions à la règle : Bamako et les centres administratifs
Le document officiel clarifie que le « district de Bamako, les chefs-lieux de Région, de Cercle et d’Arrondissement » sont exemptés de cette interdiction. Parallèlement, un autre communiqué a été publié, stipulant la suspension de « l’importation, le transit, la commercialisation, la vente et la distribution à titre gratuit des motocyclettes cylindrées de 125cm3 et plus, ainsi que leurs accessoires (…) sur toute l’étendue du territoire national ». Cette double approche vise à priver les groupes armés de leurs principaux moyens logistiques.
La situation sécuritaire actuelle du Mali est jugée critique, suite à des attaques coordonnées d’envergure perpétrées les 25 et 26 avril. Ces offensives ont été revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, ainsi que par la rébellion du Front de libération de l’Azawad (FLA), majoritairement touareg. Depuis le 30 avril, les groupes jihadistes maintiennent un blocus routier sur plusieurs itinéraires essentiels vers la capitale, Bamako, accentuant la pression sur les populations et les autorités.
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