Lansana gagnY sAKho : sonko et les institutions, le choix de la republique
Un ancien allié de Pastef explique son attachement aux institutions
Lors de son passage dans une émission matinale, le président du Conseil d’administration de l’APIX, Lansana Gagny Sakho, a détaillé les raisons de sa rupture avec Ousmane Sonko. Il a mis en avant son engagement indéfectible envers les valeurs républicaines, un choix qu’il considère comme prioritaire par rapport à toute ambition personnelle. « J’ai toujours privilégié mes principes plutôt que les postes qui m’étaient proposés », a-t-il confié, rappelant qu’il avait décliné une offre de nomination au secteur de l’eau et de l’assainissement après l’alternance. Pour lui, cette décision reflète une fidélité sans faille aux institutions, un engagement qu’il qualifie de « choix de la République ».
Des divergences politiques aux critiques publiques
Lansana Gagny Sakho n’a pas épargné son ancien compagnon de route, Ousmane Sonko, lui reprochant ouvertement son manque d’adhésion aux institutions. Selon lui, les déclarations de Sonko, notamment lors du déplacement officiel du président Bassirou Diomaye Faye aux États-Unis puis en Chine, ont contribué à fragiliser l’autorité de l’État. Il cite en exemple des propos tenus par Sonko sur l’absence de leadership dans le pays, des remarques qui auraient, selon lui, mis dans l’embarras le chef de l’État. Pour Sakho, ces prises de position illustrent une divergence fondamentale : « Ousmane Sonko n’a jamais choisi la République », souligne-t-il avec fermeté.
Justice et stabilité : les piliers d’un projet politique
L’ancien membre du Pastef reconnaît que des tensions ont jalonné la transition politique, des deux côtés de la barrière. Pourtant, il met en avant des avancées significatives, en particulier dans le domaine judiciaire. Il évoque les transformations au ministère de la Justice, où l’ancien garde des Sceaux, Ousmane Diagne, avait affirmé devant l’Assemblée nationale ne pouvoir être influencé. Pour Sakho, le remplacement de ce dernier visait à placer un ministre plus malléable, mais cette stratégie s’est heurtée à la réalité du terrain : « Les magistrats ne sont pas des marionnettes, ils incarnent l’indépendance de la justice », rappelle-t-il. Selon lui, les réalités du pouvoir sont souvent mal comprises depuis les bancs de l’opposition.
Un contexte de recomposition politique
Les déclarations de Lansana Gagny Sakho surviennent dans un climat politique chargé, marqué par une série de démissions au sein du Pastef. Plusieurs cadres du parti ont récemment rejoint les rangs du camp présidentiel, à l’approche du lancement du parti Kiiraay. Sakho, qui avait déjà réaffirmé à plusieurs reprises son soutien à la politique du président Diomaye Faye, insiste sur l’importance de la continuité de l’État et de la stabilité institutionnelle. Pour lui, ces changements reflètent une volonté de renforcer les structures républicaines, loin des divisions partisanes.