Lors d’un rassemblement à Khombole, Maïmouna Dièye a commis un impair en associant le nom d’Ousmane Sonko à une formule sacrée réservée au Prophète Mohammed (paix sur lui), provoquant une réaction immédiate et mesurée du leader de Pastef.
Une formule religieuse détournée et ses conséquences
En utilisant l’expression « sous la présence de Seyidina Ousmane Sonko Salalahou Aleyhi Wa Salam », la militante a involontairement élevé son dirigeant à un rang spirituel strictement interdit selon les préceptes islamiques. Cette salat, habituellement réservée aux prophètes dans la tradition musulmane, a été interprétée comme une sacralisation politique inappropriée. Les enseignements coraniques et prophétiques soulignent clairement que cette invocation ne peut être attribuée qu’au Prophète (paix et salut sur lui), ou à d’autres prophètes reconnus. Son emploi à l’égard d’un leader, aussi influent soit-il, transgresse ainsi les frontières entre vénération religieuse et admiration politique, suscitant l’incompréhension et la polémique.
La réaction immédiate d’Ousmane Sonko
Face à ce dérapage, Ousmane Sonko a réagi sans délai pour désamorcer la crise. Il a reconnu l’affection de ses partisans tout en rappelant avec fermeté que cette formule ne lui était aucunement due, affirmant ne jamais avoir prétendu atteindre un tel niveau. Son intervention visait à rétablir les repères en distinguant clairement le respect politique de la sacralisation religieuse, un équilibre délicat dans un pays où la religion occupe une place centrale dans le débat public.
