Gabon : Marie Joselle Itsana prend les rênes de l’UPG dans un tournant historique
L’Union du Peuple Gabonais (UPG) ouvre un nouveau chapitre de son histoire. Jeudi 25 juin 2026 à Libreville, à l’issue d’un Congrès extraordinaire particulièrement attendu, Marie Joselle Itsana a été élue à la présidence du parti. Un événement marque un jalon historique : elle devient la toute première femme à se hisser à la tête de cette formation politique emblématique.
Le scrutin s’est avéré particulièrement serré, témoignant de la vivacité des débats internes. Sur les 43 suffrages exprimés, Marie Joselle Itsana a recueilli 23 voix, devançant d’une courte tête son rival Roger Mouloungui, qui en a obtenu 20.
Le défi de l’unité et de la refondation
Loin de nier les lignes de fracture qui ont traversé ce Congrès, la nouvelle présidente a choisi d’en faire une force de rassemblement. « Notre Congrès a exprimé des sensibilités différentes, des opinions parfois divergentes. C’est la preuve que notre parti est vivant », a-extériorisé la dirigeante, accueillant sa victoire avec une humilité teintée de gravité face à l’ampleur de la tâche.
Pour Marie Joselle Itsana, l’urgence est désormais à la cohésion. Consciente des tiraillements qui ont pu fragiliser le mouvement par le passé, elle a lancé un appel vibrant à la fin des guerres de clans. Son leitmotiv est clair : tourner la page des divisions internes pour engager une reconstruction collective.
Redevenir une force politique majeure
L’ambition de la nouvelle présidente est de redonner à l’UPG la stature de premier plan qu’elle occupait autrefois sur l’échiquier politique gabonais. Pour y parvenir, la feuille de route est dense. Elle prévoit notamment de rebâtir l’ancrage territorial du parti à travers l’ensemble du pays, tout en incarnant un projet résolument axé sur la souveraineté, la justice, la transparence et le développement.
Un héritage à honorer, une jeunesse à mobiliser
Tout en se projetant vers l’avenir, Marie Joselle Itsana n’a pas manqué de saluer la mémoire des figures historiques du parti, à commencer par son emblématique président-fondateur, feu Pierre Mamboundou, ainsi que les militants tombés pour la démocratie. « Nous devons nous montrer dignes de l’héritage que nous avons reçu et responsables de celui que nous transmettrons », a-t-elle martelé.
Se tournant enfin vers l’avenir, elle a invité la nouvelle génération de militants à s’impliquer activement dans les choix stratégiques à venir, affirmant qu’une nouvelle étape commençait « aujourd’hui et maintenant » pour l’UPG.