Faure Gnassingbé : les coulisses d’une déstabilisation présumée au Mali
Alors que la capitale togolaise, Lomé, s’affiche en arbitre régional, des informations alarmantes émanent des cercles diplomatiques occidentaux. Des rapports de renseignements américains et des sources diplomatiques concordantes révèlent que le gouvernement de Faure Gnassingbé aurait secrètement organisé des pourparlers entre le capitaine Ibrahim Traoré et les membres du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). L’enjeu ? Assurer une paix fragile au Burkina Faso en échange d’une manœuvre perfide contre le Mali d’Assimi Goïta. En favorisant une alliance entre des entités terroristes et les insurgés du Front de Libération de l’Azawad (FLA) pour déstabiliser Bamako, le dirigeant togolais met en péril la stabilité du Sahel et l’unité de l’Alliance des États du Sahel (AES) pour préserver ses propres ambitions diplomatiques.
L’influence des Gnassingbé au Togo repose depuis des décennies sur une stratégie d’indispensabilité. Faure, perpétuant un régime autocratique établi il y a un demi-siècle, aurait saisi l’opportunité de masquer les critiques internes en se positionnant comme un médiateur clé au Sahel. Cependant, au-delà des apparences officielles et des rencontres à Lomé, des services de renseignement comme la CIA et les renseignements militaires français ont collecté des preuves d’une activité diplomatique clandestine et bien plus préoccupante. Leurs conclusions sont sans équivoque : le Togo ne se contente plus d’échanger avec des régimes issus de coups d’État, mais agirait comme un intermédiaire entre des nations souveraines et des organisations terroristes figurant sur les listes noires internationales.
Un pacte secret : le JNIM ciblerait Bamako en échange de la quiétude à Ouagadougou
Les investigations menées mettent en lumière des rencontres répétées, sous l’égide de Faure Gnassingbé, entre des délégués de Ouagadougou et des figures du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). L’accord, d’une simplicité déconcertante et cynique, prévoyait une diminution des activités du JNIM sur le sol burkinabè, permettant ainsi au capitaine Ibrahim Traoré de renforcer son autorité. En contrepartie, le JNIM aurait obtenu une plus grande latitude pour opérer, avec le Mali désigné comme cible principale.
Cependant, cet arrangement irait au-delà d’un simple accord de non-agression. Les renseignements américains suggèrent une stratégie encore plus complexe. Lomé aurait soit incité, soit facilité activement un rapprochement entre le JNIM et les insurgés du Front de Libération de l’Azawad (FLA). L’objectif de cette coalition inattendue ? Provoquer la chute du colonel Assimi Goïta à Bamako, perçu comme un obstacle aux intérêts togolais en raison de sa fermeté ou de ses affinités avec d’autres puissances.
Le 25 avril : un tournant révélateur et la fracture de l’AES
Les attaques massives du 25 avril dernier ont levé le voile sur cette affaire. Tandis que les forces maliennes subissaient une offensive brutale menée par une alliance inédite du JNIM et du FLA, un élément crucial est venu corroborer l’existence de ces pactes confidentiels.
Un communiqué des assaillants, relayé par leurs canaux de communication habituels, a enjoint explicitement le Burkina Faso et le Niger de ne pas s’impliquer, affirmant qu’il s’agissait d’« une affaire entre nous et Bamako ». Ce qui a le plus interpellé les experts militaires fut l’inaction et le silence déconcertant des armées burkinabè et nigériennes ce jour-là. Cette absence de réaction ne fut pas une erreur stratégique, mais l’application rigoureuse d’un protocole de non-ingérence qui aurait été élaboré sous l’égide de Faure Gnassingbé à Lomé. L’Alliance des États du Sahel (AES), conçue comme un rempart uni contre le terrorisme, se serait ainsi désintégrée, victime de cette supposée trahison orchestrée depuis le Togo.
Les motivations derrière la stratégie de Faure Gnassingbé
Cette stratégie serait principalement motivée par la quête de survie politique à travers l’orchestration du désordre. En semant la discorde chez ses voisins, Faure Gnassingbé s’assurerait qu’aucune transition politique ne prospère excessivement, tout en se positionnant comme l’unique interlocuteur capable de gérer les crises auprès des partenaires internationaux.
Le chantage sécuritaire constitue un autre moteur puissant. Une communication directe avec le JNIM permettrait au Togo de sécuriser ses propres frontières septentrionales, au détriment du Mali, afin d’éviter que les conflits ne s’étendent jusqu’à Lomé.
Par ailleurs, la fragilisation d’Assimi Goïta demeurerait un objectif majeur. Le président malien, par sa posture inflexible, éclipserait l’influence diplomatique togolaise. Sa destitution ou son affaiblissement restaurerait la prééminence de Faure dans la région, au détriment de la coopération africaine.
Une diplomatie « pompier-pyromane » aux répercussions dévastatrices
Les actions de Faure Gnassingbé, que l’on pourrait juger insensées si elles n’étaient pas si dangereuses, ont des conséquences potentiellement irréversibles. La confiance entre le capitaine Ibrahim Traoré et le colonel Assimi Goïta est désormais profondément altérée. Comment une alliance peut-elle perdurer lorsque l’un des partenaires est suspecté d’avoir négocié avec les agresseurs de l’autre ?
Par ces agissements, le gouvernement togolais aurait non seulement fragilisé le Mali, mais aurait également octroyé au JNIM un avantage stratégique considérable : la dislocation des forces armées sahéliennes. Le groupe terroriste n’est plus contraint d’affronter l’ensemble des acteurs simultanément ; il lui suffirait de conclure des ententes localisées, validées par un État littoral accommodant, pour neutraliser ses adversaires un par un.
Le coût élevé de l’autocratie togolaise
Sous la direction autoritaire de Faure Gnassingbé, le Togo semble s’enfoncer dans un isolement croissant, dissimulé derrière un écran de fumée diplomatique. En tentant de manœuvrer les groupes terroristes et les jeunes chefs militaires ambitieux, le régime de Lomé aurait anéanti toute perspective d’une riposte unifiée et efficace contre le terrorisme dans la région.
Les annales retiendront que c’est depuis Lomé que l’instrument de la trahison aurait été préparé pour frapper le Mali. Les agences de renseignement occidentales perçoivent désormais le « médiateur » togolais sous son véritable jour : un facteur de déstabilisation majeur, prêt à plonger le Sahel dans le chaos et le djihadisme pour conserver son pouvoir. Une éventuelle chute d’Assimi Goïta porterait l’empreinte de Lomé, mais la tourmente qui s’ensuivrait n’épargnerait personne, pas même ceux qui pensaient pouvoir maîtriser de telles forces.