Diplomates européens expulsés du Burkina Faso : la crise s’aggrave

diplomates européens expulsés du Burkina Faso : la crise s’aggrave

Le gouvernement burkinabè a pris une décision radicale en déclarant deux diplomates de l’Union européenne « persona non grata ». Ces représentants disposent désormais d’un délai de trois jours pour quitter le territoire national. Cette mesure survient dans un contexte de tensions diplomatiques croissantes entre Ouagadougou et Bruxelles.

une décision qui reflète les tensions actuelles

Les deux diplomates visés occupent des postes clés au sein de la délégation européenne à Ouagadougou : l’un est chef de Délégation adjoint, responsable de la section politique, presse et informations, tandis que l’autre est chargé de programme. Leur expulsion s’inscrit dans une dynamique de détérioration des relations entre le Burkina Faso et l’Union européenne, marquée par des désaccords profonds.

Cette crise s’est intensifiée après l’adoption, en juin 2026, d’une résolution par le Parlement européen. Intitulée « Persistance de la répression de l’espace civique et des libertés fondamentales au Burkina Faso », cette décision a été perçue comme une ingérence dans les affaires internes du pays par les autorités burkinabè.

Ouagadougou réplique aux critiques européennes

En représailles à cette résolution, le Burkina Faso a convoqué l’ambassadeur européen pour exprimer son mécontentement. Une démarche qui souligne l’ampleur des divergences entre les deux parties. Les autorités burkinabè ont réaffirmé leur souveraineté et leur droit à gérer leurs affaires intérieures sans pression extérieure.

Cette expulsion de diplomates européens intervient dans un contexte où le Burkina Faso cherche à renforcer son autonomie diplomatique, notamment face aux critiques internationales sur la gestion de la transition politique et sécuritaire dans le pays.

un tournant dans les relations internationales du Burkina Faso

Cette décision marque un tournant dans la politique étrangère du Burkina Faso, qui semble désormais privilégier une approche plus assertive face aux partenaires internationaux. Les observateurs soulignent que cette crise pourrait avoir des répercussions sur les relations économiques et sécuritaires entre le pays et l’Union européenne, alors que Ouagadougou cherche à diversifier ses alliances.