Diomaye faye lance son parti politique au Sénégal après une séparation avec sonko
Le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a annoncé officiellement ce vendredi 3 juillet la naissance d’une nouvelle formation politique destinée à fédérer l’ensemble des soutiens à sa gouvernance. Cette initiative a été dévoilée à l’issue d’un échange prolongé de près de quatre heures avec 306 maires représentant les quatorze régions du pays et membres de la Coalition Diomaye Président. Selon le communiqué diffusé par cette dernière, cette démarche vise à structurer le soutien au président afin de renforcer sa base politique dans un contexte de recomposition des rapports de force institutionnels.
Pour concrétiser cette ambition, Bassirou Diomaye Faye a confié à Aminata Touré, coordinatrice générale de la Coalition Diomaye Président, la mission de constituer sans délai un comité chargé de définir les fondements organisationnels et réglementaires du futur parti. Le texte de la coalition souligne que cette initiative s’inscrit dans une logique d’unité organique autour de la présidence, en prévision des prochaines consultations électorales.
Lors de cette rencontre, les représentants des collectivités locales ont réitéré leur engagement envers le programme présidentiel, mettant en avant la volonté affichée par Bassirou Diomaye Faye de promouvoir une équité territoriale en plaçant les administrations locales au cœur des politiques publiques.
Cette initiative politique survient dans un contexte marqué par une rupture nette entre Bassirou Diomaye Faye et son ancien partenaire, Ousmane Sonko. Ce dernier, qui a quitté ses fonctions de Premier ministre en mai 2026, occupe désormais la présidence de l’Assemblée nationale, où il conserve une influence majeure grâce à sa majorité parlementaire.
Les tensions entre les deux figures se sont exacerbées depuis l’adoption par les députés, le 29 juin, d’une réforme constitutionnelle aux enjeux stratégiques. Ce texte prévoit notamment l’interdiction pour le président de la République de diriger simultanément un parti politique, ainsi que la transformation du Conseil constitutionnel en Cour constitutionnelle et un élargissement des pouvoirs du Parlement.
Le désaccord persistant porte aujourd’hui sur la méthode de validation définitive de cette réforme. Ousmane Sonko défend une promulgation directe par le chef de l’État, s’appuyant sur des précédents jurisprudentiels, tandis que Bassirou Diomaye Faye privilégie l’organisation d’un référendum, dont la date reste à déterminer, pour permettre aux citoyens de trancher directement.