Contrôle systémique de l’IGF dans le secteur minier congolais

L’Inspection Générale des Finances lance une offensive de contrôle ciblée sur le secteur minier

logo de l'Inspection Générale des Finances de la RDC

Dans le cadre de sa mission de surveillance accrue des finances publiques, l’Inspection Générale des Finances (IGF) a déployé 118 inspecteurs pour une vaste campagne de contrôle systémique. Cette deuxième vague d’audit, lancée en juin 2026, s’étend à près de 200 entités publiques et privées réparties sur l’ensemble du territoire national. Parmi les cibles prioritaires, le secteur minier occupe une place centrale, en raison de son rôle stratégique dans l’économie de la République démocratique du Congo.

Un audit sans précédent des revenus miniers

Cette opération, initiée le 4 juin 2026, a pour objectif principal d’évaluer la chaîne de production, de déclaration et de collecte des revenus issus de l’exploitation minière. Si les missions de contrôle incluent également l’examen des salaires des fonctionnaires et le patrimoine public, l’audit des recettes minières constitue l’épine dorsale de cette campagne.

Selon les directives du Conseil des ministres, cette initiative s’inscrit dans une démarche globale visant à renforcer la transparence et l’efficacité de la gestion des finances de l’État. Christophe Bitasimwa Bahii, Inspecteur Général des Finances, a souligné l’importance de cette mission : « Le secteur minier représente un pilier essentiel de notre économie. Il est crucial de disposer d’une visibilité totale sur l’ensemble du processus, depuis l’extraction jusqu’à la perception des recettes ».

Des mesures pour optimiser les recettes publiques

L’IGF ambitionne d’identifier les faiblesses potentielles dans le système de collecte des revenus miniers. Les équipes d’inspecteurs, placées sous l’autorité de Emmanuel Tshibingu, Chef de service adjoint, analyseront les mécanismes de perception des taxes et redevances afin de proposer des solutions concrètes pour améliorer leur rendement au profit du Trésor public.

« Cette deuxième vague de missions fait suite à une première phase déjà engagée en début d’année 2026. Nous avons également prévu des contrôles douaniers et fiscaux dans des points stratégiques pour optimiser les recettes », a détaillé Emmanuel Tshibingu. « Notre objectif est clair : maximiser les ressources disponibles pour financer les projets de développement national ».

Une mission encadrée par des principes éthiques stricts

Avant le déploiement des équipes, Christophe Bitasimwa Bahii a rappelé aux inspecteurs l’importance de l’impartialité et de l’indépendance dans l’exercice de leurs fonctions. « Vous êtes des hauts fonctionnaires de l’État. Votre mission doit être guidée par l’éthique et l’intérêt général. Aucune pression extérieure ne doit influencer vos conclusions. Soyez rigoureux, objectifs et intègres », a-t-il insisté.

Le Chef de Service de l’IGF a également mis en avant la nécessité de rédiger des rapports de qualité, fondés sur des analyses approfondies. Ces documents serviront de base aux décisions gouvernementales pour améliorer la gouvernance du secteur minier, considéré comme un levier majeur du développement économique congolais.

Renforcer la transparence et la confiance dans le secteur minier

Cette offensive de contrôle s’ajoute aux réformes déjà engagées pour moderniser la gestion des ressources naturelles. En ciblant spécifiquement le secteur minier, l’IGF confirme son rôle de vigie des finances publiques et son engagement à accompagner les autorités dans la lutte contre les irrégularités et la fraude.

Cette mission s’inscrit dans la continuité des efforts visant à instaurer une meilleure gouvernance économique, essentielle pour attirer les investissements et assurer une répartition équitable des richesses produites par l’exploitation minière.