Concours langue chinoise : Tchad et Chine unissent leurs cultures
concours langue chinoise : Tchad et Chine unissent leurs cultures
La finale nationale du concours « Pont vers le chinois » au Tchad marque un tournant dans les échanges culturels et académiques entre le Tchad et la Chine, après six années de collaboration via l’Institut Confucius de l’Université de N’Djamena.
La finale nationale du concours « Pont vers le chinois » a été organisée conjointement par l’Ambassade de Chine au Tchad et l’Institut Confucius de l’Université de N’Djamena (UNDJ). Cet événement a réuni les meilleurs talents linguistiques du pays dans les locaux de l’université de sciences humaines de Mère-Enfant de la capitale tchadienne. L’objectif principal ? Promouvoir l’apprentissage de la langue chinoise tout en renforçant les liens culturels et académiques entre les deux nations.
Une jeunesse tchadienne tournée vers l’international
Lors de son intervention, le président de l’Université de N’Djamena, Mahamat Saleh Daoussa Haggar, a décrit cette finale comme bien plus qu’une simple compétition. Pour lui, elle incarne « une jeunesse qui se mobilise » et symbolise « l’ouverture du Tchad au monde ». En apprenant le chinois, les étudiants deviennent des acteurs du changement, porteurs de valeurs comme le dialogue et la connaissance partagée. « Investir dans l’éducation, c’est bâtir des nations pacifiques », a-t-il rappelé, citant à l’appui des proverbes chinois mettant en avant la transmission du savoir aux générations futures.
Six ans de transformation académique et humaine
Cette année marque le sixième anniversaire de l’Institut Confucius de l’UNDJ. Depuis sa création, ce centre a dépassé son rôle initial pour devenir un véritable pont culturel entre le Tchad et la Chine. Il ne se limite plus à l’enseignement linguistique : il favorise les échanges intellectuels, les rencontres interculturelles et offre aux étudiants tchadiens des opportunités uniques de s’ouvrir aux opportunités mondiales. « L’Institut Confucius a ouvert une nouvelle page de l’histoire académique de notre université », a souligné le président Haggar.
La Chine salue les efforts tchadiens
Wang Xining, ambassadeur de Chine au Tchad, a pris la parole pour souligner l’importance de cette compétition dans le renforcement des relations bilatérales. Pour lui, apprendre le chinois n’est pas seulement une question de mots ou de culture, mais une stratégie de connexion entre les peuples. « Construire un pont vers le chinois, c’est construire un pont entre nos civilisations », a-t-il déclaré.
Il a également mis en avant les nombreux programmes de coopération mis en place : bourses d’études, échanges universitaires et formations linguistiques. Ces initiatives visent à préparer une génération de jeunes Tchadiens capables de s’intégrer dans un monde de plus en plus interconnecté. « Les étudiants qui maîtrisent le chinois deviennent des ambassadeurs de l’amitié sino-tchadienne », a-t-il ajouté.
Un avenir partagé entre modernisation et coopération
Au-delà des célébrations, les deux pays œuvrent activement à aligner leurs visions de développement. Le 15ème plan quinquennal chinois et le plan « Tchad Connexion 2030 » sont actuellement synchronisés pour créer de nouveaux espaces de collaboration pragmatique. L’objectif ? Accélérer la modernisation des infrastructures, de l’éducation et des échanges économiques, au service direct des populations des deux nations.