Can 2026 : le Maroc sacré après le retrait du titre au Sénégal, une décision qui fait polémique
CAN 2026 : le Maroc sacré après le retrait du titre au Sénégal, une décision qui fait polémique
Deux mois après une finale chaotique de la Coupe d’Afrique des nations, la Confédération africaine de football (CAF) retire le titre au Sénégal pour l’attribuer au Maroc. Une décision contestée qui suscite des réactions vives et une procédure d’appel.
Le Sénégal dénonce une « décision inique » et annonce un recours
Le 17 mars 2026, la Fédération sénégalaise de football a vivement réagi à l’annonce de la CAF concernant la finale de la CAN 2026. Selon l’instance, les Lions de la Teranga auraient été déclarés forfaits lors de la rencontre face au Maroc, pourtant remportée 1-0 en prolongation. Le résultat a été homologué à 3-0 en faveur des Lions de l’Atlas. Dans un communiqué, la fédération sénégalaise a qualifié cette décision de « sans précédent, inique et inacceptable », jetant « le discrédit sur le football africain ». Elle a annoncé son intention de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne pour contester cette sanction.
Réactions enflammées sur les réseaux sociaux
Les réseaux sociaux ont été le théâtre d’une vague de réactions indignées après l’annonce. Le défenseur sénégalais Moussa Niakhaté, évoluant à l’Olympique lyonnais, a partagé sur Instagram une photo de lui tenant la coupe, accompagnée de la légende : « Venez les chercher ! Ils sont fous ! ». Ses coéquipiers ont rapidement emboîté le pas, publiant des images similaires. Ces réactions font écho aux tensions observées lors de la finale du 18 janvier à Rabat. À l’époque, les joueurs sénégalais avaient quitté temporairement le terrain après une décision arbitrale controversée : un penalty accordé au Maroc dans le temps additionnel, alors qu’un but leur avait été refusé quelques minutes plus tôt.
La situation avait dégénéré, avec 15 minutes de confusion avant le retour des joueurs. Les tribunes ont été le théâtre de jets de projectiles de la part des supporters sénégalais, tentant même d’envahir la pelouse. Ironiquement, le penalty décisif avait finalement été manqué par Brahim Diaz, joueur marocain.
Un précédent dans l’histoire du football africain
La CAF justifie sa décision en s’appuyant sur les articles 82 et 84 du Règlement de la CAN. Ceux-ci stipulent qu’une équipe refusant de jouer ou quittant le terrain avant la fin réglementaire est considérée comme perdante. Un précédent existe : en 2019, l’Espérance Sportive de Tunis avait été déclarée vainqueur de la Ligue des Champions de la CAF après que le Wydad Casablanca ait quitté la pelouse lors de la finale, en protestation contre une panne de la VAR. La CAF avait alors infligé des sanctions, dont des amendes, aux deux fédérations pour comportements antisportifs. Par ailleurs, 18 supporters sénégalais, emprisonnés depuis la finale pour « hooliganisme », devaient être jugés le 30 mars 2026.
La Fédération marocaine de football a pris acte de la décision de la CAF, précisant que sa démarche visait uniquement à faire appliquer le règlement. Une source proche de la fédération a rappelé l’existence d’un précédent similaire dans une autre compétition africaine.