Boko Haram revendique l’enlèvement d’enfants au sud du Nigeria
Des habitants et proches des victimes marchent vers Babban Gide après une attaque attribuée à Boko Haram. Au moins 81 personnes ont péri lors d'une attaque menée par des djihadistes dans l'État de Yobe, au nord-est du Nigeria.

Une attaque meurtrière attribuée à Boko Haram

Dans la soirée du dimanche 4 septembre, une vague de violence a frappé le quartier de Mafa, situé dans l’État de Yobe, au Nigeria. Selon les déclarations des autorités locales, environ 150 individus armés, suspectés d’appartenir au groupe Boko Haram, ont pris d’assaut la zone à bord de plus de 50 motos. Les assaillants, équipés de fusils d’assaut et de lance-roquettes, ont semé la terreur parmi les habitants.

Un bilan humain dramatique

Les premiers rapports indiquent qu’au moins 81 personnes ont perdu la vie lors de cette attaque. Par ailleurs, plusieurs habitants restent portés disparus, augmentant l’incertitude sur l’ampleur réelle des dégâts humains. Les survivants et les familles endeuillées se sont dirigés vers Babban Gide, où ils ont été recueillis par les autorités locales.

Des moyens d’action sophistiqués

Abdulkarim Dungus, porte-parole de la police de l’État de Yobe, a détaillé la méthode employée par les assaillants. « Ces terroristes ont utilisé des motos pour se déplacer rapidement et frapper sans prévenir, avant de disparaître dans la nature », a-t-il expliqué. Leur équipement, incluant des armes lourdes, témoigne de leur préparation minutieuse et de leur détermination à semer la destruction.

Réactions et mesures de sécurité

Face à cette nouvelle menace, les autorités nigérianes ont renforcé les patrouilles dans la région. Les forces de sécurité ont été déployées pour sécuriser les zones sensibles et prévenir d’éventuelles représailles. Les habitants, traumatisés par ces violences répétées, appellent à une protection accrue de leur communauté.

Les attaques attribuées à Boko Haram restent un fléau persistant dans le nord-est du Nigeria. Cette région, déjà fragilisée par des années de conflits, voit sa population vivre dans l’angoisse constante de nouvelles exactions.