Bénin : romuald wadagni prête serment et inaugure une nouvelle ère politique
Un nouveau chapitre s’ouvre pour le Bénin. Le dimanche 24 mai, Romuald Wadagni a officiellement prêté serment en tant que président de la République à Cotonou, succédant ainsi à Patrice Talon après une décennie au pouvoir. Cette transition marque un tournant décisif pour le pays, alors que le nouveau chef de l’État entame un mandat de sept ans, marqué par des défis économiques et sécuritaires majeurs.
Un héritage économique à poursuivre et des défis sécuritaires à relever
Âgé de 49 ans, Romuald Wadagni entre en fonction avec un bilan impressionnant : ancien ministre des Finances, il a été l’architecte de réformes économiques audacieuses qui ont façonné le Bénin ces dernières années. Dans son premier discours, il a salué l’action de son prédécesseur tout en promettant une croissance « tangible » pour les citoyens. Cependant, son mandat s’annonce complexe : la menace jihadiste dans le nord du pays exige une réponse ferme et coordonnée avec les pays voisins.
Le nouveau président a réaffirmé sa volonté d’un « État résolu » face à ces enjeux, tout en insistant sur l’importance de renforcer les alliances régionales pour garantir la stabilité.
Une diplomatie en quête de renouveau
L’investiture du 24 mai a également été l’occasion d’un rapprochement diplomatique avec les voisins sahéliens. Le Niger, dont les relations avec le Bénin étaient tendues, était représenté par son Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine, accueilli par des applaudissements nourris. Le Burkina Faso et le Mali avaient également dépêché leurs ministres des Affaires étrangères, signalant une volonté de désamorcer les tensions.
Les observateurs soulignent que les premières décisions de Romuald Wadagni sur les libertés publiques seront scrutées à la loupe. Plusieurs organisations non gouvernementales avaient en effet pointé du doigt l’ancien pouvoir pour son durcissement du climat politique et médiatique.