Attaque sanglante contre l’aéroport de Niamey au Niger : le bilan s’alourdit
La capitale nigérienne a de nouveau été la cible d’une violente offensive terroriste ce jeudi matin. Des assaillants, dont certains étaient équipés de gilets explosifs, ont tenté de forcer l’entrée de l’aéroport international de Niamey, provoquant des affrontements meurtriers.
Un assaut repoussé par les forces de sécurité
L’incursion a débuté aux alentours de 06h du matin. Les assaillants auraient utilisé des taxis pour s’approcher du dispositif policier situé sur la route principale menant à l’aérogare. Selon les autorités militaires, la réaction rapide des unités sur place a permis de stopper la progression du commando avant qu’il n’atteigne le terminal passager.

Le bilan humain est lourd : treize personnes ont perdu la vie, dont onze membres des forces de défense et de sécurité ainsi que deux civils. Du côté des assaillants, l’armée affirme avoir neutralisé 22 individus, tandis qu’une vingtaine de suspects ont été capturés lors de vastes opérations de ratissage menées dans les zones résidentielles environnantes avec le concours de la population locale.
Un contexte sécuritaire sous tension au Niger
Cet événement intervient moins de six mois après une première attaque d’envergure contre ce même aéroport en janvier dernier. Le général Abdourahamane Tiani, à la tête du régime militaire depuis juillet 2023, avait alors reconnu des lacunes dans le système de défense et ordonné un renforcement drastique de la sécurité du site. Malgré l’installation de centaines de caméras et l’extension des clôtures, les groupes armés parviennent encore à frapper ce point névralgique du pays.
L’aéroport de Niamey est une zone hautement stratégique, abritant notamment des stocks de concentré d’uranium en attente d’exportation. Bien que les autorités assurent que la situation est désormais maîtrisée et que l’espace aérien reste ouvert, plusieurs compagnies ont dû dévier ou retarder leurs vols suite aux échanges de tirs qui ont duré plus de deux heures.
Le Niger continue de lutter contre une menace jihadiste persistante, mobilisant ses troupes et ses partenaires russes pour tenter de stabiliser la région du Sahel face à des attaques de plus en plus audacieuses visant les symboles de l’État.