Atelier à N’Djamena pour doter les journalistes sahéliens d’outils juridiques protecteurs

Un atelier régional dédié à la sécurité juridique des journalistes couvrant les enjeux environnementaux a été lancé ce lundi à N’Djamena. Cette session de trois jours, co-organisée par Reporters sans Frontières et les ministères tchadiens de la Communication et de l’Environnement, rassemble une vingtaine de professionnels des médias originaires du Tchad, du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Renforcer le journalisme environnemental au Sahel », dont l’ambition est d’améliorer les conditions de travail des reporters engagés dans la couverture des questions écologiques et climatiques. L’objectif central ? Sensibiliser les participants à leurs droits, aux dispositifs légaux protecteurs et aux stratégies de prévention des risques professionnels, tout en favorisant les échanges entre journalistes, juristes et défenseurs des droits humains.

Un cadre propice à l’échange et à la formation

Les échanges porteront notamment sur les cadre juridiques nationaux et régionaux, ainsi que sur les bonnes pratiques en matière de sécurité numérique et de gestion des menaces. La chargée de projet Afrique subsaharienne de Reporters sans Frontières, Ndeye Diary Ba, a souligné l’importance de ces compétences : « Les participants pourront discuter des sujets sensibles, analyser les textes de loi applicables et se familiariser avec les outils numériques indispensables à leur protection. »

Le ministre tchadien de la Communication et porte-parole du gouvernement, Gassim Cherif Mahamat, a salué la tenue de cette rencontre à N’Djamena. Il a rappelé les défis majeurs auxquels font face les pays du Sahel en termes de liberté de la presse et de sécurité des journalistes, tout en insistant sur leur rôle clé dans la sensibilisation du public aux enjeux environnementaux.

« Ces professionnels ne se contentent pas d’informer : ils sont des acteurs incontournables pour alerter sur les crises écologiques. Pourtant, leur travail reste menacé. Cette formation leur offrira des méthodes concrètes pour évaluer les risques, décrypter les législations et lutter contre la désinformation, des compétences désormais essentielles dans le paysage médiatique actuel », a-t-il affirmé.

Une dynamique collaborative pour un journalisme plus sûr

Sur trois jours, les journalistes partageront leurs expériences et affineront leurs compétences pour couvrir les enjeux environnementaux avec une meilleure protection. L’atelier vise à renforcer leur autonomie tout en consolidant un réseau de solidarité entre les pays du Sahel.